"Here I am" I am just an envelope away

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Il est souvent bien plus compliqué de parler des livres que l’on a aimé que de ceux, qui nous ont fait mauvais effet. Je peux être assez véhémente dans la chronique d’un roman que j’ai détesté. En revanche, j’ai l’impression de ne pas disposer d’assez de vocabulaire pour exprimer toute mon admiration pour une œuvre. Je viens tout juste de terminer Letters From Skye, et les mots me manquent..

J’ai une furieuse envie de lire des romans historiques ces derniers temps. C’est un genre que j’ai toujours affectionné : le XIXeme siècle et le Moyen-Age étant les périodes vers lesquelles je me tourne le plus souvent. Cependant, depuis que j’ai découvert la série télévisée Downton Abbey, il est né en moi une certaine prédilection pour les histoires se déroulant pendant la première guerre mondiale et l’entre-deux-guerres. C’est pourquoi les romans Maisie Dobbs de Jacqueline Winspear ont tout de suite rejoint mes étagères, tout comme The Passing Bells de Phillip Rock. Letters from Skye m’est tombée dans les mains (ou plutôt dans ma liseuse) vraiment par hasard et ô quel bienheureux hasard !

Il s’agit d’un roman épistolaire et c’est quelque chose que j’aime particulièrement. 84, Charing Cross Road de Helene Hanff ou bien Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows avaient été deux très bonnes lectures et des romans historiques épistolaires saisissants !

Letters from Skye est composé de deux correspondances qui s’entremêlent. Dans la première, David, étudiant en médecine américain envoie une lettre à sa poétesse préférée qui habite sur l’île de Skye en Ecosse (allez jeter un œil sur Google Images pour rêver un peu!). Cette dernière se prénomme Elspeth et n’est pas beaucoup plus âgée que lui. Au fil d’un échange assidu de lettres, ils apprennent tout l’un de l’autre. Mais bientôt la guerre éclate, et David se porte volontaire au grand dam d’Elspeth. Tomber amoureux dans une période si instable n’est pas une chose recommandée..

Dans la seconde correspondance qui se déroule en 1940, Margaret écrit à son fiancée pendant la seconde guerre mondiale. Elle est en réalité la fille d’Elspeth et va tenter d’en savoir plus sur sa naissance et la vie de sa mère pendant la Grande Guerre.

Ce qui m’a autant plu dans ce court roman (seulement 290 pages!), c’est le ton quasi authentique qui se dégage de ces lettres. On y croit. L’évolution des sentiments d’Elspeth et de David au fil des années est si bien décrite que cela donne beaucoup de réalisme au récit. Margaret est en quelque sorte l’enquêtrice qui tente de regrouper des indices sur le passé de sa mère. On dépend d’elle pour lever le voile sur cette histoire d’amour impossible pendant la WWI. L’intensité des sentiments exprimés dans ces lettres m’ont émue à un point. Et ce final… Ça a été le coup de grâce.

Un bijou que j’ai déjà envie de relire ! Je me dois de me le procurer en format papier maintenant ! A savoir, qu’il est sorti en France sous le titre Une lettre de vous aux Presses de la cité.

Letters from Skye. Jessica Brockmole. 2013.

Sur le même thème, je veux lire:

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J’ai déjà entamé The World of Downton Abbey, et il nous apporte beaucoup d’informations à la fois sur la série et sur le contexte de l’époque. // The Passing Bells, toujours dans la lignée de Downton Abbey bien qu’il ait été écrit en 1978. // The Last Summer. // Birdsong. Je possède déjà 3 de ces livres o/

Il se pourrait qu’un jour, tout cela soit un bon souvenir.

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JE LE SAVAIS ! Enfin, je n’avais pas deviné toute la perversité et les combines du coupable, mais j’avais vu juste quant à son identité ! Bien que pour une fois, j’ai fait preuve d’un peu plus de jugeote que d’habitude quand je lis un roman policier, cela ne signifie pas que la résolution de l’enquête policière se devine facilement. Je suis même surprise de la qualité et de la complexité de ce premier polar de JK Rowling.

L’an dernier, la "découverte" de la célèbre romancière derrière ce pseudonyme avait fait grand bruit et le roman s’était alors vendu comme des petits pains. Je crois davantage à une stratégie marketing de la part de la maison d’édition de Rowling bien que celle ci s’en défende. Tout ce qui est associé à son nom s’arrache en librairie, y compris par moi. Une place à prendre m’avait bien plu malgré une certaine crudité dans les paroles et les descriptions – mais ce n’est rien comparé à mon enthousiasme pour L’appel du coucou !

Cormoran Strike est un détective sans affaire – ce qui est bien embêtant pour ses finances. Une boite d’intérim lui envoie une nouvelle secrétaire, Robin, ce qui l’énerve légèrement. Ce grand colosse hirsute de près de 2 mètres a des problèmes de cœur et vient tout juste de rompre avec sa fiancée. Il dort dans son bureau, et mange des pâtes instantanées et ne souhaite pas avoir une nouvelle secrétaire dans les pattes. Mais Robin se relève d’une grande aide dans la nouvelle (et inespérée) affaire qu’on vient de lui confier. Tout le pays a récemment été choqué par la mort de la mannequin Lula Landry. La police avait alors conclu à un suicide mais son frère refuse cette conclusion et conjure Strike de rouvrir l’enquête.

J’ai été étonnée de la maîtrise de l’auteure dans ce genre nouveau. L’intrigue a de l’épaisseur et de la profondeur. Son talent évident pour dresser des portraits réalistes de ses personnages y est pour beaucoup. Strike est celui qui m’a le plus plu : il est le fils illégitime d’une rock-star. Sa mère était une groupie connue pour ses frasques. Il a perdu une jambe en Afghanistan. Je l’ai trouvé attachant dans sa complexité et sa maladresse. J’ai eu un peu plus de mal à cerner Robin car il nous est dit moins de choses sur sa vie. Que des bribes par ci par là. Je ne parlerai donc pas d’un duo d’enquêteurs mais plutôt de deux personnages complémentaires. L’histoire est aboutie et nous réserve quelques surprises. Ce n’est pas le meilleur roman policier, mais il est convainquant ! Le second tome vient de sortir dans les pays anglophones.

L’appel du Coucou (The Cuckoo’s Calling), Robert Galbraith aka JK Rowling. 2013. Grasset.

*"Forsan et haec olim meminisse juvabit" Citation de Virgile (Eneide, Livre I) dans le titre présent dans le texte.

Top 5 – Films d’animation

En ce jeudi soir bien monotone (temps de chien un 10 juillet, EVERYTHING IS ALRIGHT !) je vous ai préparé un article concernant mes cinq films d’animation préférés. L’idée m’est venue d’Alexandra @Diverses et avariées et je ne me suis pas gênée pour le lui reprendre :P Les gens inspirés m’inspirent que voulez-vous ! N’hésitez pas à me donner votre TOP 5 dans les commentaires ^^

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J’avoue ne pas faire partie des fans de la première heure de Krokmou (ou Toothless dans la VO) car je ne l’ai découvert qu’au début de cette année mais n’empêche que j’ai rattrapé mon retard et que j’ai couru au cinéma le week-end dernier pour voir le second film qui venait tout juste de sortir. Le scénario du premier est génial. TOUT est parfait dans ce film d’animation. C’est drôle et meuuugnon tout plein. Beaucoup d’émotions et surtout un gros coup de cœur pour le dragon vedette, Toothless. J’ai autant pris de plaisir à voir le second film. J’ai même versé une petite larme (discrètement..). Dreamworks a imaginé un petit bijou et n’épargne pas les spectateurs avec des scènes crève-cœurs. L’action de Dragons 2 se déroule cinq ans après la fin du premier film, et les personnages ont désormais vingt ans. La relation entre Hiccup et Astrid est mature et pour une fois un couple d’adolescents qui ne se chamaille pas à l’écran, ça fait du bien !

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Raiponce me fait énormément rire et cela à chaque fois que je le revois. Je le trouve très bien réalisé et paraît-il fidèle au conte original des frères Grimm (je ne peux pas en juger par moi-même). Raiponce et Flynn forment un duo de choc. Ici la princesse n’est pas neuneu et elle sait se défendre (à coups de poêle). Quand on y pense, il y a pas mal d’autres héroïnes badass dans les dessins animés (relativement) récents : Mulan, Rebelle.. Pascal (le caméléon) et Maximus (le cheval-garde) sont d’excellents compagnons de route et volent parfois la vedette à Raiponce ! L’histoire d’amour n’est pas mièvre, et elle est même carrément adorable !

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Moi qui voue une admiration pour le Paris du début du siècle dernier, je connais le dessin animé parfait pour assouvir cette passion. A souligner qu’il est 100% français et on doit cette merveille à Bi(l)bo Bergeron ^^ Le personnage de Francoeur – ce monstre au grand cœur, est tellement attendrissant. L’intrigue est passionnante. On se balade à Montmartre lors de l’inauguration du funiculaire, sur la Tour Eiffel qui a les pieds dans l’eau au lendemain de l’inondation de 1910, mais aussi dans les cabarets. Les chansons sont envoutantes (@Vanessa Paradis et -M-), et j’aime les écouter de temps à autre sur mon Ipod ! La dernière fois que je suis allée à Montmartre, j’avais d’ailleurs cette chanson dans les oreilles.

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J’ai passé une grande partie de mon enfance à regarder des Disney en cassettes. Pourtant, étant donné ma mémoire catastrophique, je ne me souviens plus trop des grands classiques : le Livre de la Jungle (apparemment mon préféré à l’époque puisque mes parents me le mettaient plusieurs fois par semaine..), la Belle et la Bête, Rox et Rouky etc.. Dans ce brouillard, seuls quelques films m’ont réellement marquée. 1) La Belle et le Clochard. Je souhaite d’ailleurs vivement le revoir mais la scène où Lady sort du paquet-cadeau est restée dans mon esprit tout comme le célèbre baiser-spaghetti ! 2) Les 101 dalmatiens. Revu récemment et je n’ai pas retrouvé son charme d’antan bien qu’il soit choupi. 3) Les Aristochats qui reste mon favori parmi les anciens Disney. Encore une fois, je l’aime particulièrement en raison du Paris des années 10. Rien que les noms des chatons sont adorables : Marie, Toulouse et Berlioz. J’adore aussi l’atmosphère bohème et jazz de ce film. Je ne me lasse pas de le revoir au moins une fois par an !

 

UPJe termine avec le dessin animé qui véhicule le plus beau message. Toute la première partie du film est si émouvante et m’a fait pleurer comme jamais un Pixar ne m’a fait pleurer. Vient ensuite la seconde partie un peu plus joyeuse/divertissante/drôle et tous ces ingrédients réunis forment un film magnifique avec des images fortes et on ressort avec les yeux qui pétillent !

Voici donc les 5 dessins animés qui ont le plus d’importance à mes yeux. Ceux que je peux revoir sans me lasser et avec toujours autant de plaisir et d’enchantement. J’ai beaucoup de lacunes concernant les grands classiques: Pocahontas, Cendrillon, La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Peter Pan.. Je les ai vus à un moment de ma vie mais je les ai oubliés depuis. Il y en a d’autres que je connais bien mais qui ne me plaisent pas plus que cela: Le Roi Lion (ne me tapez pas !) ou encore La Belle au Bois Dormant. Et puis, il y a ceux que je n’ai tout bonnement pas vu: Robin des Bois, Hercule, Lilo&Stitch. Je me tourne désormais plus vers les nouveautés qui sont souvent très réussies. Par contre, à force d’entendre parler de la Reine des Neiges, j’en ai eu ma claque et je ne sais pas si j’aurais envie de le revoir alors qu’il m’avait pas trop déplu x)

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Peu de billets livresques ! Je suis en train de lire L’appel du Coucou de Robert Galbraith (alias vous-savez qui! Non ? La maman du célèbre sorcier) et ça me plait bien mais c’est un assez gros pavé et avec le boulot c’est pas évident de trouver beaucoup de temps pour lire sauf le soir après le diner, et après cinq ou six épisodes de Kaamelott (besoin de rire un peu le soir xP) mais ma chronique arrivera un jour ou l’autre !

A Bientôt !

Scones à l’anglaise

Pour clore ce Mois Anglais, j’ai ENFIN testé la recette de Scones recommandée par une amie, Coraline. Je me suis appuyée sur cette recette que j’ai un peu revu à ma façon. J’ai surement dû manger des scones au petit-déjeuner lors de mes voyages en Angleterre (ça remonte maintenant..), mais je ne m’en souvenais guère. C’était l’occasion d’en faire et je pense que ce n’est pas la dernière fois que j’en préparerai :D

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Dans un grand saladier, versez 500g de farine (ça parait énorme je sais !), le sucre, la levure (j’ai mis carrément tout le petit sachet pour ma part :P), le sel. Ajoutez le beurre en petits morceaux et malaxez avec vos doigts (oui oui il faut mettre la main à la pâte !).

scones2Faites un puits, et ajoutez les œufs et le lait. Vous devez former une boule avec cette pâte. Étalez la ensuite sur une planche recouverte de farine. Avec un emporte-pièce (ou verre dans mon cas), découpez des cercles.

IMG_20140629_115401Sur du papier sulfurisé, déposez la pâte et badigeonnez de jaune d’oeuf. J’ai mis au four pendant 15 minutes – thermostat 6. Et voici le résultat:

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Puisqu’il s’agissait d’une recette improvisée, j’ai oublié de demander de la confiture de fraise ou de la crème sur la liste des courses avant-hier >< Je me contenterai de les déguster avec un peu de beurre ou de dulce de leche.

Je n’ai pas trouvé que c’était très compliqué à faire (on a juste les doigts collants au moment du malaxage ^^’), et c’est savoureux. Il y a un petit gout sucré/salé pas déplaisant.

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J’espère que ça vous a donné envie d’en préparer vous aussi ! Si ce n’est pas le cas, vous devriez aller voir la recette plus gourmande du Lemon Drizzle Cake d’Alexandra :)

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Nord et Sud

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Ce classique de la littérature anglaise du 19eme siècle me faisait peur. La principale raison est qu’il avait été le coup de cœur intersidéral de Matilda en 2013 et que je voulais qu’il devienne le mien. Dans mon esprit, Elizabeth Gaskell (1810-1865) est associée à Jane Austen. Cependant, j’ai noté une nette différence entre les deux romancières. Ce que j’ai beaucoup apprécié chez Gaskell est sa connaissance des milieux industriels mais également de toute la société de son époque (du bas peuple, à la bourgeoisie en passant par les nouveaux riches). On ne reste pas cantonner dans une petite ville provinciale à attendre que de beaux gentlemen fassent la cour à l’héroïne. Les personnages ne sont pas manichéens pour un sou ! A l’image de Margaret Hale qui est contrainte de quitter son paisible village d’Helstone dans le Sud de l’Angleterre pour une ville industrielle, polluée et bruyante. Miss Margaret m’a plu de par son caractère bien trempé et son franc-parler. Elle est réaliste, et même parfois un chouia casse-pied à vouloir toujours débattre avec les autres mais au final, j’ai autant aimé ses qualités que ses défauts. Les personnages secondaires qui gravitent autour d’elle ne sont pas moins intéressants ! J’ai particulièrement été passionnée par la confrontation de la famille Hale avec les travailleurs rustres, pauvres, malades de Milton. Margaret n’a jamais vécu dans l’opulence mais elle n’a jamais été confrontée à une misère aussi visible. Elle a du mal à s’habituer à cette ville grise et triste. Parmi les patrons influents de Milton se trouve Mr Thornton, un homme aujourd’hui prospère mais qui a connu beaucoup de difficultés par le passé. Une divergence d’opinions nait dès la première rencontre entre Margaret et Mr Thornton. Lui vante les mérites du Nord et de ses progrès industriels, alors qu’elle idolâtre son Sud et sa quiétude. Si au départ, elle est un peu réfractaire à cette nouvelle ville, elle tisse des relations avec Bessy, une jeune fille de son âge, et le père de celle-ci qui est ouvrier.

L’écriture de Gaskell et son histoire toute entière m’ont paru modernes. J’aurais aimé lire ce roman en anglais, mais les classiques m’effraient toujours en langue de Shakespeare (ce qui est totalement idiot de ma part tant que je n’essayerais pas !). L’histoire d’amour naissante mais sans cesse déconvenue est ce que j’ai préféré. La romance sous-jacente s’entremêle parfaitement avec l’aspect social du roman. J’ai été très sensible à toutes les épreuves que traverse Margaret dans cette histoire. Ce que j’ai trouvé étonnant est l’alternance des points de vue (narration omnisciente). Alors que je suis habituée à cela dans les romans "modernes", je le suis moins dans les romans classiques. Je ne suis pas très claire dans mes propos, mais en gros, j’ai été surprise de découvrir l’envers du décor, le point de vue de Thornton et ses sentiments pour Margaret. J’ai été émue par ses réflexions, ses craintes, ses désillusions. Ce personnage est remarquable. Au premier abord, on le voit comme quelqu’un de froid et d’arrogant mais sa carapace se fendille petit à petit, et l’homme qui est derrière est magnifique.

Ma première rencontre avec Gaskell s’est merveilleusement bien déroulée. J’aimerais à présent me procurer le roman en version originale et relire quelques passages qui m’ont tant plu.

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Je tiendrai des propos moins élogieux concernant l’adaptation BBC de 2004. L’ayant vue toute suite après ma lecture, j’ai noté toutes les différences et changements effectués par rapport au livre. Margaret Hale est censée être un personnage combatif à la langue bien pendue. Elle est beaucoup plus passive dans la série. De même, j’ai trouvé Thornton bien plus violent envers ses employés dans la mini-série que dans le livre et j’ai éprouvé moins d’empathie et d’admiration pour lui. Je n’ai rien contre Richard Armitage mais je ne bavais pas à chaque fois qu’il apparaissait à l’écran (sauf peut être pendant la dernière minute :p).

Le format 4×60 minutes est ici un peu trop long à mon goût. Certes cette histoire nécessite d’être développée mais si c’est dans le but de changer des passages, à quoi bon ? Les dialogues sont parfois énoncés par des personnages différents de ceux du livre et ça m’a un peu perturbée. Vous l’aurez compris, je n’ai pas été emballée plus que cela par cette adaptation bien moins puissante que le roman !

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