Dernier inventaire avant liquidation

J’aime les listes de livres : les 100 meilleurs livres selon la BBC, selon le Times, les 100 classiques à lire avant de mourir, les 60 romans préférés des libraires.. C’est totalement subjectif et je sais pertinemment que je ne lirai jamais tous ces romans, pourtant j’aime consulter ces listes.

Il y a quelques années, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire « Premier bilan après l’apocalypse » de Beigbeder car il énumérait les 100 livres qui ont marqué sa vie de lecteur et d’écrivain. Ca m’avait plu mais depuis, je ne pense pas avoir lu un seul des romans présentés.

Dernier inventaire avant liquidation a été écrit en 2001, et il s’appuie sur une liste de 50 œuvres littéraires (d’une liste préétablie de 200 titres..) considérées comme les meilleures du XXeme siècle par un lectorat de 6000 français. Beigbeder écrit cinquante courtes chroniques.

Là où j’ai moins été séduite que par Premier bilan (…) c’est que cette liste est assez austère.. et la grande majorité des œuvres sont des classiques. Heureusement on y croise Conan Doyle, Orwell ou encore Agatha Christie sinon je me serai un peu endormie.
Par contre, je dois dire que Beigbeder est parfois.. lourd. «Moi, moi.. ». J’imagine qu’il plaisante en se plaignant de ne pas faire partie de ce top 50. Cependant, je n’ai pas apprécié certains de ses propos (même si je me doute bien que ce soit ironique.. non?) «Il existe surement des gens qui n’aiment pas L’écume des jours, qui trouvent ce livre nunuche ou puéril, et je voudrais ici même dire, solennellement, à ces gens que je les plains parce qu’ils n’ont pas compris ce qui est le plus important en littérature. Vous voulez savoir ce que c’est ? Le charme. » ou encore «Je n’aime pas les gens qui n’aiment pas Fitzgerald ».

Voici les 10 livres parmi les 50 que j’ai lus:

LUS

Je ne me souviens plus de Alcools et de Bonjour Tristesse. Je dois également relire 1984. Je me suis endormie maintes fois devant Belle du Seigneur et je n’ai jamais pu le terminer. Le roman de Céline je l’ai lu deux fois dans le cadre de TD à l’université et j’ai fini par assez bien l’aimer. Pour moi, Gatsby n’est pas le chef d’oeuvre prôné par Beigbeder. Mais là encore c’est arbitraire. Les chefs-d’œuvre ne sont pas les mêmes pour tout le monde et je sais que beaucoup de gens apprécient Fitzgerald :) Il n’y a véritablement que le Conan Doyle et l’Agatha Christie dont je garde d’excellents souvenirs.

alire

Beigbeder n’a pas été très tendre avec les romans de Perec et de Steinbeck, mais ça ne m’empêche pas de vouloir les découvrir. De Buzzati, le K me fait plus envie que Le désert des tartares mais je compte lire les deux.. un jour. Je n’ai encore jamais lu Gide, alors pourquoi pas commencer par celui ci ! L’amour aux temps du choléra ne fait pas partie de la liste mais j’aimerais bien le lire ainsi que Cent ans de solitude. En plus Gabriel Garcia Marquez vient de décéder.

Erreur ! Si c’est un homme de Primo Levi ><"

Et voici donc les autres titres que j’aimerais lire un jour mais que je ne possède pas dans ma bibliothèque ! Certains de ces titres vous donnent-ils envie ? Vous les avez déjà peut être tous lu ? :p

Vous pouvez trouver la liste ici !

"Le passé n’est pas réel"

galveston

 

Galveston : Nic Pizzolatto est le monsieur génie qui a créé la série True Detective. Avant il était inconnu au bataillon (du mien en tout cas), mais quand j’ai appris qu’il avait écrit un roman (en 2010), je l’ai acheté lors du dernier salon du livre. Je me suis un peu ruée dessus à dire la vérité.

J’ai été contente car j’y ai bien retrouvé l’atmosphère un peu collante et malsaine de la série. Pizzolatto doit aimer la fin des années 80/début 90 car son histoire se déroule en 1987. Impossible de ne pas me représenter le personnage de Roy sous les traits de Matthew McConaughey (Rust de True D. me hante encore): c’est un type qui trempe dans des affaires pas très nettes. Au tout début de l’histoire, il apprend qu’il a un cancer des poumons. Mais à quoi bon s’arrêter de fumer et de boire alors qu’on approche de la fin ? Il est mis sur une affaire qui tourne mal et doit s’échapper, brouiller les pistes. Une jeune prostituée d’à peine 18 ans croise sa route.

C’est un récit auquel je me suis accrochée de toutes mes forces, c’est aussi bien écrit qu’une fiction portée à l’écran. C’est parfois dur, aussi bien dans la vulgarité des personnages (mais après tout, c’est réaliste) que dans l’état de misère et de déchéance dans lesquels ils vivent.  J’ai aussi retrouvé le petit aspect philosophique propre à Rust dans la série en particulier avec cette phrase qui laisse songeur: "Le passé n’est pas réel".

everyday

Every Day fait partie de ces livres ultra méga populaires (bien qu’il soit passé quasi inaperçu en France. Problème de couverture peut être ? Moi j’dis ça, j’dis rien ! xP). Me lancer dans une telle lecture m’effrayait car j’avais peur de me faire lyncher si j’osais avouer de ne pas avoir aimé aha

J’ai apprécié Every Day sans pour autant qu’il donne un nouveau sens à ma vie. J’ai tout de suite pris une certaine distance par rapport à la manière dont l’histoire nous est narrée. Le même détachement lorsque je lis du John Green (oula sacrilège !). Ces deux auteurs écrivent de belles histoires mais je suis assez hermétique à leur plume. J’ai assisté à un récit émouvant sans m’en imprégner, sans la vivre véritablement.

Néanmoins je reconnais l’originalité de ce roman: A. se réveille chaque jour dans un corps différent. Garçon ou fille. Il expérimente la vie d’un inconnu le temps d’une journée. Il/elle n’a pas d’enveloppe corporelle mais voyage de corps en corps. Lorsque A tombe éperdument amoureux de Rhiannon, il va faire l’impossible pour se rapprocher d’elle chaque jour.  Le message d’amour véhiculé ici est bien sûr magnifique mais je n’ai pas eu beaucoup d’attachement pour ce "couple" (jeter moi la pierre si vous voulez :p). J’ai trouvé certaines choses trop simples: comme par hasard A se retrouve dans les corps de personnes n’habitant jamais trop loin de Rhiannon et qui plus est, toujours sur le territoire américain (je ne comprends pas trop la logique mais je m’attache surement trop à des détails insignifiants).

Au final, je suis quand même contente d’avoir enfin lu ce roman et je reconnais pleinement l’originalité de son intrigue (que je verrai bien adaptée au cinéma) mais je m’attendais à bien bien plus..

films&series

fargo

J’ai profité de ma première semaine de vacances pour rattraper mon retard dans des séries (Raising Hope, Modern Family). Pour des millions de personnes dans le monde, le lundi est désormais synonyme de Game of Thrones. Très très bon épisode 2 qui me donne envie de me remettre aux romans de G.R.R.Martin ! Je me suis prévue un petit marathon Martin Freeman. J’ai vu le film Nativity! (je vous en parlerai peut être à la fin du mois) et le début de la nouvelle série Fargo est très prometteur ! C’est très étrange pour le moment mais je sens déjà une certaine addiction naitre en moi x)

Vous connaissiez ce sketch ? Et la série Bruiser au début des années 2000 ?

Je ne connaissais pas mais qu’est ce que c’est drôle !

Mars en 10 films

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1) Bridesmaids: J’avais entendu dire qu’il s’agissait d’un very bad trip féminin mais ce n’est vraiment pas le cas. C’est lourd de chez lourd. Plus désolant que drôle. Je n’ai pas aimé les personnages avec en tête l’héroïne qui est bien trop égoïste. Ce fut très pénible à regarder et les transitions entre les scènes sont assez mal faites. Du réchauffé navrant.

2) Sunshine Clearing: Amy Adams et Emily Blunt jouent deux sœurs qui ont des problèmes d’argent et qui décident de monter une entreprise de nettoyage de scènes de crime et de suicides. C’est un film assez particulier – on ne rit pas aux éclats, mais je l’ai beaucoup apprécié en raison de ces deux sœurs unies et attendrissantes, et de leur passé douloureux. Je regrette qu’il ne dure qu’une 1h27 car on quitte les personnages un peu trop rapidement..

3) The Grand Budapest Hotel: Ce film se présente comme un cartoon déjanté : ça court dans tous les sens, c’est coloré comme un bonbon, l’humour y est succulent. Je ne suis plus objective en ce qui concerne les films de Wes Anderson ! Toujours plus imaginatifs les uns que les autres ! Mon réalisateur américain favori.

4) 20 ans d’écart: Une comédie romantique française très réussie. Je suis particulièrement tombée sous le charme de Pierre Niney de la Comédie-Française que j’ai trouvé très juste dans son rôle. La trame du récit n’est pas hyper originale mais ça fonctionne pourtant très bien malgré la fin un peu clichée.

5) Dallas Buyers Club: Suite à ma découverte de l’incroyable talent de Matthew McConaughey dans la série True Detective, j’ai eu envie de m’intéresser à ses films « sérieux » plutôt qu’à ses comédies. Ce film raconte la véritable histoire de Ronald Woodroof atteint du SIDA à la fin des années 80. A l’époque le seul traitement disponible sur le territoire américain était l’AZT et Ronald a constaté combien ce médicament détériorait encore plus l’état de santé des malades. Il va monter un club pour les séropositifs en leur proposant des traitements alternatifs. Profondément homophobe au début du film, il va peu à peu changer de mentalité au contact des autres malades et surtout de Rayon, un transgenre. La performance de Jared Leto m’a bouleversée. C’est un film émouvant bien qu’il finisse un peu en queue de poisson.

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6) La vie aquatique: C’est seulement la seconde fois que je visionne ce film de Wes Anderson et j’avoue que je suis un peu moins sensible à la douce folie du réalisateur dans celui ci même si j’ai quand même pris du plaisir à le revoir. J’adore le casting : toujours plus ou moins les mêmes acteurs géniaux. Bill Muray est à la tête de ce navire. Owen Wilson, Cate Blanchett etc.. La BO est toujours aussi dingue : David Bowie – Queen Bitch pour ne citer qu’un titre. C’est fantaisiste et les fonds marins imaginés par Anderson sont magiques. Néanmoins, les relations père-fils développées ici m’ont moins touchée que dans d’autres de ses films. Mais l’amitié entre tous les membres de cet équipage atypique est superbe.

7) Ghostbusters: Je n’avais jamais vu ce film pourtant devenu culte depuis 1982 ! Et bien, je dois dire que je suis contente de l’avoir enfin vu car je comprendrai désormais les références qui lui sont faites. Mais autant, j’apprécie regarder des films des années 50/60 autant ceux des années 80/90, j’ai plus de mal. Les effets spéciaux ont mal vieilli et ça frise le kitch à de nombreuses reprises. C’est amusant car c’est démodé, mais je pensais que ça serait bien plus drôle.

8) Blue Jasmine: J’ignore la raison pour laquelle je n’avais pas été voir le dernier film de Woody Allen au cinéma alors que la presse était plus qu’élogieuse à son sujet. Alors que je n’avais pas du tout aimé l’avant-dernier film du réalisateur «To rome with love », j’ai été plus que charmée par celui ci ! La performance de Cate Blanchett en femme éplorée d’avoir perdue toute sa fortune et un peu zinzin est une sacrée claque. Quel talent !

9) Nowhere Boy: Mon avis complet ici.

10) OUPS! J’ai oublié mon (re)visionnage de Petits Meurtres à l’Anglaise qui me fait toujours bien rire. Avec Emily Blunt, Bill Nighy, Rupert Grint, Martin Freeman (en grand méchant). C’est bien déjanté ^^

true_detective

LA série du mois de mars

Lousiane, 1995. Meurtres sataniques. Matthew McConaughey. Woody Harrelson. Cliffhanger. Tension. Addiction. Intensité. Matthew McConaughey (oui encore!). The King in Yellow. Tueur en série. Anthologie (acteurs différents pour la saison 2). Flashback/Flashforward. Générique de dingue.

N’oubliez pas que la saison 3 de Sherlock est en ce moment diffusée sur France 4 (possibilité de mettre en VOSTFR heureusement !), une occasion de retrouver ce monstre sacré:

(Bonus XD)

Et Game of thrones reprend ce soir aux États-Unis ^^ Que de choses à regarder..

Je ne vais pas faire un bilan de mes lectures du mois de mars (c’est la première fois que ça arrive !). Je vous ai prévenu que dorénavant, je ne parlerai pas de tous les livres que je lis >< Mais si vous me suivez sur Goodreads, vous pourrez voir mon activité livresque au jour le jour, car j’essaye de mettre le plus souvent à jour mon profil !

Bon dimanche !

"Mother, You had Me I never had you, I wanted you but you didn’t want me"

noname

J’ai mis en suspens Docteur Sleep de S.King, non pas qu’il soit mauvais – les 50 premières pages ont même réussi à me transporter de nouveau dans l’hôtel Overlook de The Shining (lu à l’adolescence et ô combien flippant!) – MAIS mes yeux se sont posés sur Le livre sans nom sur mes étagères et j’ai pressenti que ça allait être l’entente parfaite entre nous. Et je suis heureuse de vous annoncer que ce fut le cas :D

Je suis loin d’être experte en ce qui concerne les films de Tarantino et encore moins ceux de Rodriguez mais dans ce livre, on y retrouve le même déchainement de violence gratuite que dans Pulp Fiction ou Kill Bill avec une grosse dose d’humour (bah oui sinon ça ne vaudrait rien!) qui vient "adoucir" l’ambiance. J’ai été quelque peu surprise de ma totale adhésion à cette histoire complètement barrée. L’auteur (anonyme) est parti très très loin dans son délire et y parvient à nous embarquer avec lui. Et il ne lésine pas sur la dose de ketchup (comprenez sang, viscères, cerveaux dégoulinants). Si ça n’avait été que de la boucherie sans histoire cohérente derrière, je n’aurais pas aimé mais le récit tient la route ainsi que les multiples rebondissements.
On se retrouve dans une ville imaginaire d’Amérique du sud où la délinquance atteint des sommets. Le Tapioca est l’un des bars les plus réputés où se réunissent truands, assassins, violeurs… Sans vous gâcher la surprise, je dirai simplement que les plus gros criminels de la ville sont à la recherche d’une légendaire pierre précieuse qui rendrait immortel son propriétaire. Le fantastique rejoint la réalité et Santa Mondega semble envahit de créatures aux dents longues.

Ce récit part dans tous les sens, on s’attache à des personnages détestables à première vue. Et qu’est ce que c’est drôle ! Il y a des répliques dignes de la série Kaamelott, notamment les moines que je me suis représentée sous les traits d’Yvan et Gauvain en raison de leur profonde naïveté x’) Ca fait très série Z par moment, mais c’est voulu par l’auteur !

I WANT MORE (heureusement il y a encore 3 autres tomes!).

nowhere

 In spite of all the danger – The Quarrymen

 

Un peu de Rock’n’Roll maintenant. Quand je pense à John Lennon, je l’imagine auréolé d’une aura positive dû à sa période Peace and Love. Si j’écoute relativement peu de musique par rapport à certaines personnes, les Beatles pourraient suffire à mon bonheur. Malgré tout je connais assez mal la vie des membres du groupe. Ma connaissance de la vie de Lennon se limitait à Yoko Ono + Imagine + Assassinat. Nowhere Boy m’a permis d’en apprendre plus sur sa jeunesse et sa relation délicate avec sa mère qui l’a abandonné à 5 ans et avec sa tante qui l’a élevé dans une ambiance austère. John sort peu à peu de ce carcan étouffant en épousant le Rock’n’Roll (et plus particulièrement le « Skiffle » à ses débuts) alors fortement à la mode auprès de la gente féminine qui hurlaient à chaque apparition d’Elvis Presley à la télévision ou à la radio. Grand séducteur, Lennon voit une opportunité de se rendre intéressant en montant un groupe amateuriste aux compétences limitées. Mais lorsque il entend jouer Paul McCartney pour la première fois, il est bien obligé de ravaler sa fierté et de reconnaître le sacré talent de ce jeune gamin de 15 ans efflanqué d’une guitare beaucoup plus grande que lui. Paul intègre le groupe en 1957 et George Harrison le rejoint en 58. The Quarrymen, futurs Beatles, sont nés (Ringo Starr arrivera en 62) !

Dans plusieurs de ses propos, Lennon apparaît comme quelqu’un de légèrement arrogant notamment avec sa fameuse déclaration « Christianity will go. It will vanish and shrink … We’re more popular than Jesus now—I don’t know which will go first, rock and roll or Christianity » qui avait offensé l’Amérique. Dans ce film, sous les traits de Aaron Taylor-Johnson, il est tour à tour fanfaron, colérique, insolent, grossier, tendre. Il est à la fois attachant et profondément agaçant en raison de son insouciance et de son immaturité. Il avait toujours le mot pour faire rire mais il était aussi très bagarreur. La dualité du personnage est intéressante.

Nowhere Boy m’a émue aux larmes car j’ai ressenti une grande nostalgie de la culture musicale des années 50/60. J’aurais aimé assister à la montée en puissance de tous ces groupes mythiques : The Beatles, The Rolling Stones, The Kinks, The Who… J’aurais sûrement été une groupie du King aussi ^^
Je jalouse mon père qui a vu McCartney (en solo), Mick Jagger (avec les Stones) en concert un peu plus tard dans les années 70. C’est peut être idiot d’être nostalgique d"une époque jamais connue où tout n’était pas rose et que j’idéalise sûrement trop, mais que voulez-vous c’est ainsi ;)

(Le titre de l’article est une citation des paroles de la chanson "Mother" de Lennon qui prend désormais tout son sens après le visionnage du film).

Mise au point

Carl_Gustav_Carus_-_Das_Kolosseum_in_einer_Mondnacht

View of the Colosseum by Night – Carl Gustav Carus (1830)

Les articles arrivent au compte-goutte depuis plusieurs mois maintenant. Pendant un temps, il m’est même venu à l’esprit d’abandonner mon blog à son triste sort. A quoi bon se forcer lorsque les mots ne viennent plus et qu’une sorte de lassitude s’est installée ?

Mais finalement, je ne peux me résoudre à tout laisser en plan et quitter définitivement le monde de la blogosphère. J’y suis depuis presque cinq ans et je ressens toujours ce besoin de partager avec vous mes impressions sur tel ou tel livre. Ce besoin de mettre par écrit mes avis, je le fais avant tout pour une raison égoïste: garder une trace de mes lectures afin de ne pas les oublier. Je n’ai pas une bonne mémoire et, c’est bien peu de le dire. Mais à la rigueur puisque je tiens désormais un carnet de lecture papier, je pourrais presque me passer du blog… mais ce n’est tout de même pas pareil.

J’avoue ne pas être quelqu’un de très expressive que ce soit dans la "vraie vie" ou sur le net. Les mots ne me viennent jamais facilement. Et plus le nombre de personnes abonnées au blog ou à la page Facebook augmente, plus je crains de décevoir les gens avec des chroniques survolées et des mises à jour peu nombreuses.

Je veux changer mes habitudes. Ne plus me sentir obligée de parler de TOUTES mes lectures. Faire en sorte que mon blog soit moins rigide. Parler de tout et n’importe quoi sans me cantonner aux chroniques de livres. Écrire des articles sans me forcer même si ça signifie qu’il n’y en aura que 2 par mois. Parler d’un film, d’un article de magazine, d’une exposition quand l’envie m’en dit. Mais la clé serait d’avoir plus confiance en moi, arrêter de ne pas me sentir légitime quand je sors de mon "domaine".

Je serais tentée de commencer un nouveau blog mais je tiens trop à cet espace bien qu’il soit imparfait. Mon désir de bloguer n’est pas totalement revenu mais je suis quand même en train de réfléchir à un prochain article. Lorsque je n’aurais plus une once de volonté alors je partirai, mais ce n’est pas encore tout à fait le cas ;)

A.