I keep tellin’ myself that it’ll be fine. You can’t make everybody happy all of the time

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Vatanen en a assez de sa vie de pseudo journaliste à Helsinski. Sa femme le trompe et il n’en est pas affecté plus que cela. Il souhaite juste se couper de toute civilisation. C’est un lièvre qui va lui donner cette opportunité tant rêvée. Vatanen va soigner et prendre soin de ce lièvre qu’il a renversé. A partir de là, Vatanen va vivre un grand nombre d’aventures parfois complètement folles, et d’autres émouvantes. C’est un petit conte qui se dévore en une bouchée. Le style de Paasilinna est vraiment basique: des phrases très courtes qui vont droit au but. Des chapitres très brefs. Les personnages sont peu détaillés. Malgré cette écriture sommaire, nous entrons plutôt facilement dans cette histoire. La complicité entre l’homme et le lièvre est attendrissante. Il y a souvent des répliques et des passages caustiques. Ce n’est pas un humour qui fait hurler de rire, mais sourire en coin ! Vatanen vit mille et une vies : il se bat avec un ours et une autre fois, avec un corbeau (scène mémorable!). Après une horrible gueule de bois, il a tout oublié de ce qui lui arrivé.. un peu comme les protagonistes de Very Bad Trip héhé ! Ce n’est pas une lecture renversante, mais elle m’a plu par sa quasi naiveté et bonne humeur malgré un point de départ pas franchement joyeux. J’ai l’intention de découvrir plus en détail l’oeuvre de Paasilinna !

Le Lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna (Finlande) 1975

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Je pensais que Slammed serait un roman New Adult. Il s’agit en fait d’une romance contemporaine bien huilée avec pas mal d’émotions. Ce n’est pas le premier livre de cette romancière que je lis. J’avais eu un coup de coeur pour Ugly Love. Je suis encore une fois conquise ! Il est question de deuil, de reconstruction après la perte d’un être cher. Layken a perdu son père très soudainement. Elle déménage avec sa mère et son petit frère dans le Michigan. Elle fait rapidement la connaissance de leur voisin. Un charmant jeune homme de 21 ans qui élève seul son petit frère. Ce que vivent les personnages est difficile voire carrément insoutenable mais l’auteur n’abuse pas de pathos. Il y a par contre certains éléments un peu trop improbables. Spoiler: le fait que Layken emménage comme par hasard près d’un type qui a lui-même perdu ses parents. Et qu’il soit comme par hasard son professeur. La romance m’a beaucoup plu, quoique l’attirance se développe un peu trop rapidement entre eux.. J’ai néanmoins été sensible à leur histoire d’amour et j’ai bien envie de les retrouver dans le tome 2 (le premier tome peut être considéré comme un one-shot).  

Slammed a également le mérite de m’avoir fait découvrir un groupe que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam et qui me hante l’esprit depuis quelques jours. Il s’agit des Avett Brothers, un groupe américain composé (entre autres) de 2 frères. Ils sont actifs sur la scène musicale depuis le début des années 2000. Les protagonistes du roman sont tous deux fans de ce groupe qui a beaucoup d’importance pour eux. Et je dois dire qu’à la lecture des paroles d’une dizaine de leurs chansons, les larmes me sont souvent venues aux yeux. Les histoires qu’ils parviennent à raconter dans leurs chansons sont très fortes émotionnellement, et je me suis reconnue dans plusieurs d’entre elles. Je remercie donc Colleen Hoover de m’avoir fait découvrir ce groupe que je vais dorénavant chérir et écouter en boucle sur mon Ipod.

Slammed de Colleen Hoover (USA) 2012

Ces poètes… une révélation !

Extraordinary Means Tag

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Un petit tag de temps en temps, ça ne fait pas de mal ! J’ai été taguée par Justine de Fairy Neverland qui a traduit en français ces questions :D Le tag a été créé à l’origine par Robyn Schneider. Voici donc ma participation ! 

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1 – Je renoncerais à mon abonnement internet pendant un mois pour une première édition de ce livre dédicacée par l’auteur.

Renoncer à internet pendant un mois ne m’effraie pas plus que cela puisque je le faisais tous les ans quand j’allais passer mes vacances en Italie ^^ Je me rends compte que la plupart des auteurs dont je rêverai avoir une dédicace sont décédés depuis belle lurette.. J’espère toujours trouver une première édition d’un ouvrage d’Oscar Wilde dédicacé dans une librairie d’occasion. L’espoir fait vivre :P Sinon parmi les auteurs contemporains, j’aimerais bien évidemment avoir une dédicace de JK Rowling!

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2 – Je renoncerais aux pizzas pendant un an si je pouvais être assise aux côtés de cet auteur pendant un vol longue distance.

Je serais prête à renoncer aux pizzas maison de mon père pendant une année pour avoir la chance d’être assise aux côtés de Tracy Chevalier dans un avion. Cette romancière américaine semble être incollable sur bon nombre de périodes historiques. Je serais certaine de ne pas m’ennuyer si elle me parlait de la vie de Vermeer, de la Tapisserie de la Dame à la Licorne ou encore des fossiles trouvés par Mary Anning au XIXeme siècle ! 

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3 – Je me coltinerais des milliers d’heures de pub si cela assurait l’adaptation cinématographique de ce livre par Hollywood.

Contre rien au monde je serais prête à endurer autant de publicités >< Mais le roman que j’aimerais beaucoup voir adapter au cinéma est Station Eleven, mon coup de coeur de ce début d’année. Ce monde post-apocalyptique était tellement réaliste que je l’imaginais déjà très bien dans ma tête. Surtout la communauté réfugiée dans un ancien aéroport à l’abandon. Je serai curieuse de voir ce que ça pourrait donner sur grand écran, mais j’aurais aussi tellement peur que le bouquin soit saccagé !

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4 – Je ne lirais jamais plus de nouveau livre si je pouvais vivre dans le monde de celui-ci.

Le Monde d’Harry Potter obviously ! Tant de choses à (re)découvrir dans cet univers si riche. En tout cas, j’aimerais forcément vivre dans un monde avec une pointe de magie et de créatures fantastiques !

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5 – Je laisserai volontiers mon historique Google être dévoilé publiquement si je pouvais être meilleur(e) ami(e) avec cet auteur.

Encore une fois, mon choix se porte sur un auteur mort et enterré x) Au pire, si je pouvais converser avec son fantôme, je serai ravie. Il s’agirait de P-G Wodehouse. Ses livres me font énormément rire donc il devait être un bon vivant ! En général tous les auteurs dont je trouve l’écriture drôle, j’aimerais bien les connaitre dans la vraie vie et être amie avec eux ^^

6 – Je donnerais tout ce que je possède à Emmaüs si je pouvais sortir avec ce personnage dans la vraie vie.

La question la plus difficile. Je n’ai pas de réponse à celle-ci.. J’ai du mal à tomber amoureuse d’un personnage littéraire. Par exemple, j’aime beaucoup Mr Darcy d’Orgueil et Préjugés, Henry Tilney de Northanger Abbey ou encore Jamie d’Outlander. Mais ce n’est par pour cela que je m’imagine être avec eux x) . Je les admire beaucoup, mais ça s’arrête là ! Contrairement aux séries TV, où là j’ai énormément de chouchous: Sherlock, Sheldon (TBBT), Jim (The Office), Andy (Parks&Rec), Drake (Ripper Street) etc.. Je donne donc ma langue au chat pour cette question !

Et vous quels seraient vos choix ? N’hésitez pas à reprendre ce tag ^^ Et encore merci à Justine de m’avoir tagguée ;)

The object of all good literature is to purge the soul of its petty troubles.

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C’est toujours avec délice que je plonge dans un roman de Wodehouse. En général, les 150 premières pages me font rire et crier au génie. J’adoooore les quiproquos (c’est la raison pour laquelle mes dramaturges préférés sont Oscar Wilde et Feydeau) et Wodehouse a un talent fou pour nous embarquer dans des situations abracadabrantes! Leave it to Psmith est le second tome de la série Blandings Castle mais finalement il n’y a pas de réel fil conducteur et on peut les lire indépendamment les uns des autres. Je suis déjà très attachée à cette famille de dingos. Lord Emsworth, le maitre de l’imposante demeure perd à moitié la boule au point de ne plus savoir qu’il a un fils, et passe ses journées à s’occuper de ses fleurs et de son cochon domestiqué. Ce deuxième livre est tout aussi fou ! Il y a une myriade de personnages qui viennent s’inviter chez la famille Emsworth sous de fausses identités pour s’emparer du collier inestimable de Lady Constance Keeble (Emsworth’s imperious sister). Un certain Psmith a été engagé par le fils de Emsworth pour mener à bien cette mission. Psmith se fait passer pour un poète illustre alors qu’il n’a aucune notion de poésie. Vous vous doutez bien que ce point de départ provoque pas mal de situations risibles ! J’ai encore une fois été émerveillée par la modernité des dialogues alors que ce livre date de 1923. L’humour de Wodehouse est toujours aussi bon même pour les lecteurs du XXIeme siècle ! Par contre, j’ai toujours le même soucis avec Wodehouse: l’impression que ses livres sont trop longs. Pourtant, il ne fait que 328 pages, mais l’humour s’essouffle au bout d’un moment. Cela n’empêche que j’ai passé un excellent moment de lecture, et je suis ravie d’avoir encore 8 livres de cet auteur à lire dans ma PAL ^^

J’ai commencé à regarder la série britannique (BBC One) et j’ai bien retrouvé les éléments caractéristiques des romans. C’est WTF à souhait. Je n’ai pu voir que le pilot mais je compte voir la suite prochainement !

Leave it to Psmith de P.G. Wodehouse (1923) – Lu en VO                                                                                    Blandings – Série TV (2013 > Présent) avec Timothy Spall, Jennifer Saunders, Jack Farthing

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The Duff

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The Duff fait partie de ces romans Young Adult très en vogue et que 6931356je n’ai cessé de croiser ces dernières années. Pourtant il ne m’attirait pas – et je trouvais la couverture hideuse, mais ça c’est une autre histoire ! Et je pensais que ce serait une histoire superficielle, un énième roman se passant dans un lycée américain avec des cheerleaders et tout le tintouin. J’en ai un peu ma claque de ce genre d’intrigues. The Duff c’est un peu tout cela, mais c’est abordé de manière inattendue sans trop de clichés.

L’héroïne, Bianca, sort des sentiers battus et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Même lorsqu’elle apprend qu’elle est la DUFF de son groupe d’amies. Alors que signifie ce mystérieux acronyme ? Designated Ugly Fat Friend – c’est à dire qu’elle est la moins attirante de ses amies. Je vous vois déjà lever les yeux au ciel (j’avoue que j’ai réagi pareil à la lecture du résumé), mais ce roman n’est pas aussi futile qu’il n’y parait. Le comportement de Bianca m’a surprise (et en bien) car elle est aux antipodes de ce qu’on attend d’une héroïne en Young Adult. Affectée à l’idée d’être la DUFF, au lieu de se morfondre, elle trouve un parfait exutoire : Wesley, le beau-gosse du lycée qui est connu pour être un womanizer. Je ne dirai rien à propos de la nature de leur relation même si vous pouvez le deviner sans mal ^^

J’ai été aussi étonnée de tourner frénétiquement les pages de ce livre (c’est imagé car je l’ai lu sur ma Kindle :p), jusqu’à le terminer en à peine 3 jours – ce qui est un exploit pour moi ! J’ai trouvé les personnages très bien dépeints. Les meilleures amies de Bianca ne sont pas des pimbêches, elles ont de la profondeur. Tout comme Wesley qu’on s’attend à détester pour son comportement immoral, mais qui finalement parvient à nous charmer. Bianca a une sacrée personnalité, et même si parfois je n’étais pas toujours en accord avec elle, je l’ai trouvé réaliste et drôle. L’intrigue sonne juste et elle est plutôt osée !

C’est grâce au blog de s que j’ai eu envie de découvrir The Duff ^^ Je ne pense pas que je regarderai l’adaptation qui est sortie il n’y a pas longtemps. Au vu du trailer, les stéréotypes reviennent au galop. L’histoire semble avoir complètement été transformée..

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The Duff de Kody Keplinger (2010) – Lu en VO

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« We can love our families without trusting everything they tell us »

blackout

Je reviens vers vous assez tardivement pour vous donner mon avis sur Black-Out, terminé la semaine dernière. Il m’a fallu plus de trois semaines pour achever ce roman de 700 pages, et il ne s’agit que d’un premier tome ! (Black Out et All Clear sont une duologie faisant partie de la série « Oxford Time Travel ». Mais ils peuvent se lire indépendamment). J’aurais aimé le lire d’une traite, mais je n’ai pas eu le temps de m’y consacrer pleinement et je l’ai finalement lu de manière saccadée, ce qui est bien dommage ! Néanmoins, j’ai trouvé ce roman SF très prenant et fidèle à la réalité historique. La chose un peu déroutante c’est la présentation abrupte qui nous est faite des personnages. On comprend qu’ils ont déjà été présentés dans les tomes précédents, que les aficionados des romans de Connie Willis les connaissent déjà bien. Mais les nouveaux arrivants dans son univers auront un peu de mal à se familiariser avec eux. Après un petit moment d’adaptation, j’ai réussi à suivre les trois héros dans leurs péripéties dans l’Angleterre bombardée de la Seconde Guerre Mondiale. C’est très réaliste dans la description des raids et des abris anti-aériens. J’ai presque eu l’impression d’être terrée dans le métro londonien comme des milliers d’autres personnes terrifiées. La romancière a du talent pour nous plonger dans cette période de guerre. Je dois cependant avouer, que j’ai parfois trouvé le temps long au fil de ces quelques 700 pages. C’est répétitif et des passages auraient largement pu être coupés. Notamment le jeu du chat et de la souris entre les protagonistes. J’aurais voulu avoir des explications sur certains aspects de l’intrigue et je ne les ai jamais vues arriver. Spoiler: pourquoi sont-ils coincés à cette période ? Pour quelle raison le portail vers le futur ne fonctionne plus ? Tout cela sera surement explicité dans le second tome. J’ai déjà lu des romans à propos de voyage dans le temps (Cf: Time Riders d’Alex Scarrow) mais dans Black-Out on y croirait presque ! J’ai adoré l’idée selon laquelle des chercheurs se préparent mentalement et physiquement à aller mener des recherches à une époque donnée. Pouvoir se propulser au temps des Croisades, de la construction des pyramides ou de Stonehenge pour étudier les savoirs-faire et les pratiques. Je trouve cette idée ingénieuse et ô combien attirante !

Si je ne suis pas si impatiente que ça de lire All Clear, je suis néanmoins curieuse de découvrir les autres voyages dans le temps concoctés par Connie Willis. A commencer par l’époque victorienne avec Sans parler du chien ?! ^^

Black-Out de Connie Willis (2010)

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Il y a bien longtemps que je n’avais pas lu un roman dystopique. J’en raffolais encore, il y a quelques années et puis quand il y a eu pléthore de parutions sur ce thème, j’ai frôlé l’overdose. The Book of Ivy me faisait envie par contre. Il y a des attirances qui ne s’expliquent pas :p

Tout compte fait, je suis plutôt contente de lui avoir laissé sa chance ! J’ai aimé le fait que ce roman dénonçait les mariages forcés, les inégalités Hommes/Femmes, la privation de libertés etc… Afin d’accroitre les naissances, des mariages sont arrangés entre des jeunes de 16 et 18 ans qui ne se connaissent pas. Le sort d’Ivy est légèrement différent. Elle a toujours su qui elle épouserait: Bishop, le fils du président et son rival. Les familles Lattimer et Westfall ne partagent pas la même idéologie depuis la guerre nucléaire qui a décimé le monde. Pour rétablir un semblant de paix, les deux familles ont décidé d’unir leurs enfants. Mais Ivy a pour mission de tuer Bishop pour que les siens reprennent le pouvoir. Et comme vous pouvez vous en douter (la 4eme de couv’ le dit de toute façon), une histoire d’amour impossible va naitre entre Bishop et Ivy.

J’ai trouvé le point de départ un peu facile: ça manque cruellement d’explications sur le pourquoi du comment de ce monde post apocalyptique. L’auteur donne quelques éléments par ci par là, mais rien de très poussé. J’ai trouvé que le contexte dystopique servait de prétexte à cette romance chaotique. Mais celle ci fonctionne plutôt pas mal ! Surtout en raison de la personnalité de Bishop, qui est en quelque sorte le mari idéal ! C’est un personnage mature, sûr de ses idées. Il est posé, réfléchi. Je l’ai beaucoup apprécié ^^ Quant à Ivy, j’ai eu un peu plus de mal avec elle. Elle est têtue mais on comprend les raisons de son obstination. Elle a grandi dans l’optique de tuer un jour Bishop. Son père et sa soeur l’ont endoctrinée. J’ai parfois eu du mal à m’attacher à elle, et à comprendre ses décisions. Néanmoins ce livre a su me tenir en haleine, et il n’est pas si prévisible que cela finalement. Je me suis tout de même fait avoir car je pensais qu’il s’agissait d’un tome unique, mais en fait il y en aura un second (j’aurais dû m’en douter U_U). Lu dans le cadre de #Aprocalypse mis place par Justine de Fairy Neverland.

The Book of Ivy d’Amy Engel (2014) (Lu en VO)