La voleuse de livres

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La Voleuse de Livres ★★

De Markus Zusak ~634 pages

Mon dieu. Je viens tout juste de terminer ce magnifique roman, j’ai pleuré à plusieurs reprises comme une madeleine. Ce livre est bouleversant, violent, perturbant.

Allemagne, 1939. La Mort est déjà à l’oeuvre. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d’adoption, à l’abris, en dehors de Munich : le père de Liesel a en effet été emporté par le souffle d’un seul et étrange mot – communisme -, et Liesel a vu la peur d’un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. Sur la route, la Mort rôde autour des enfants, réussit à s’emparer du petit garçon mais c’est la petite fille qu’elle veut. Ce sera la première d’une longue série d’approches. Durant l’enterrement de son petit frère, Liesel ramasse un objet singulier pour elle qui ne sait pas lire, un livre, ‘Le Manuel du fossoyeur’, dont elle pressent qu’il sera son bien le plus précieux, peut-être sa protection. Commence alors entre elle et les mots une étrange histoire d’amour. Poussée par un incoercible besoin de comprendre ce qu’il se passe autour d’elle, Liesel, avec l’aide de Hans, son père adoptif, décide d’apprendre à lire. A mesure que l’histoire avance, la Mort s’empare de nombreuses vies mais Liesel et ses livres continuent à lui échapper.

J’ai vu que les avis divergeaient concernant ce roman. Est ce à cause de sa mise en page ? La répartition des chapitres est assez originale et très novateur, et j’ai trouvé très sympa les définitions et les notes que nous donnait la narratrice (La mort elle même :). En plus on a le droit à plusieurs illustrations toutes aussi jolies les unes que les autres!

Mais ce qu’il y a de plus beau c’est l’histoire bien évidemment!

J’ai trouvé le personnage de Liesel adorable et profondément attachante. Elle n’a que 9 ans lorsque la mort commence à raconter son histoire, elle a déjà connu sa dose de malheurs durant sa courte existence: son petit frère est mort. Au début elle est adoptée par un couple habitant dans la banlieue de Munich et plus précisément rue Himmel qui signifie « Ciel« . Nous sommes en pleine guerre, en Allemagne nazie: les enfants doivent faire partie des jeunesses Hitlériennes, le Mein Kampf est l’ouvrage de référence, la déportation de juifs bat son plein…Le contexte est donc assez bien décrit, avec toute sa dureté.

J’ai beaucoup aimé Rudy, qui est le meilleur ami de Liesel, on suit leur enfance avec tendresse. Liesel va se découvrir une passion pour les mots, et apprendra grâce à son père adoptif à lire. Le titre de ce roman a bien sûr une signification: elle volera plusieurs livres au cours de l’histoire. Les moments où elle fait la lecture à voix haute, dans le sous sol tandis que le suspense règne à l’extérieur: les bombardiers survolent la région, sont des passages vraiment intenses: toutes ces personnages écoutent la voix de la jeune fille tandis que leur coeur battent la chamade.

Ce qui m’a le plus émue, est le dénommé Max qui est caché par la famille Hubermann. Jusqu’au bout on doute de son sort. Les dessins et le livre « La secoueuse de Mots » qu’il écrit pour Liesel sont d’un pur génie, toujours si justes, c’est à ces moments là que j’ai le plus versé de larmes!

Il y a un bon paquet de passages bouleversants, horribles même. Vers la fin c’est vraiment insoutenable, l’auteur joue avec nos nerfs et surtout avec notre coeur x) Vous avez donc compris que pour moi ce livre est un vrai  coup de coeur, j’ai tout trouvé parfait, même le style qui est souvent critiqué!

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