La Maitresse de Rome

quinn La Maitresse de Rome

de Kate Quinn – (2010) – 690 pages

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Livraddict

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4eme de couverture: Jeune esclave juive soumise aux caprices de l’arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s’emploie de son mieux à les séparer.
Cette dernière n’est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas àêtre remarquée de l’aristocratie romaine… et d’un dangereux admirateur : l’empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

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Mes impressions: J’ai très envie de me plonger dans des romans pseudo-historiques en ce moment. Mon choix s’est porté un peu par hasard sur la Maitresse de Rome et je me réjouie de cette découverte car la Rome antique est une période que j’ai peu souvent rencontré en littérature.

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L’histoire débute en 81 pour se terminer en 96. En quinze ans de temps, on suit l’évolution de nombreux personnages qui se meuvent dans cette société impitoyable dirigée par l’empereur Domitien (51-96). Thea est une jeune esclave juive au service de Dame Lepida Pollia. A 14 ans tout juste, Thea doit endurer les réprimandes de sa maîtresse, et les assauts brutaux de son maître. Elle assiste régulièrement à des combats de gladiateurs dont sont friands l’empereur, le peuple, et les patriciens. Un des gladiateurs va devenir la coqueluche de l’Empire et prendre le surnom de « Barbare » en raison de sa férocité et de son sang-froid dans l’arène. Le destin de Thea et d’Arius le Barbare sera intimement lié.

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Ce roman fleuve est une gigantesque fresque de la Rome du Ier siècle, illustrée par des héros de classes sociales variées (esclave, noblesse, empereur). Kate Quinn dresse des portraits saisissants et plus vrais que nature des acteurs de ce récit. Lepida est une vraie peste qu’on ne finit pas de haïr au fil des ans. Même si je n’ai pas été sensible plus que cela au charme du gladiateur Arius, j’ai été émue par sa douloureuse liaison avec Thea. Le personnage masculin que j’ai le plus aimé est, sans aucun doute le Sénateur Marcus Norbanus, trop bon et généreux pour ce monde de brutes.

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Une histoire qui surprend de par ses retournements de situation imprévisibles, ses histoires d’amour passionnées, la violence et la perfidie de certains personnages. Mais quinze ans c’est long.. Si j’ai adoré la première partie du texte consacrée essentiellement à Thea et Arius, lorsque vient le moment où ils sont séparés, j’ai trouvé l’intrigue un peu moins palpitante. Il y a un passage à vide au milieu de l’histoire, mais c’est quand même rythmé par des moments forts. L’auteur malmène ses personnages parfois à l’excès.

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Ne connaissant pas la vie du véritable Empereur Domitien, j’ai été surprise par la scène finale du roman! Comme le fait savoir Kate Quinn dans sa note historique, la plupart des personnages du roman n’ont pas existé dans la réalité mais elle a essayé d’être fidèle dans son portrait du dernier empereur de la dynastie des Flavien. Par curiosité et pour prolonger ma découverte de cette époque, j’ai lu la description que fait Suétone de Domitien dans le célèbre «Vie des 12 Césars». Tout n’est donc pas historique dans les dires de l’auteure qui romance beaucoup. Il ne faut pas tout prendre ce qui est raconté dans ce roman pour argent comptant. Certains détails de la vie de l’empereur sont exacts, mais une grande partie ne peut qu’être romancée puisqu’on ne connait pas les moindres détails de sa vie privée.

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Dans l’ensemble j’ai apprécié ce livre même si je l’ai trouvé un brin trop long à certains moments. Mais ce fut une lecture intense, sanglante (les combats de gladiateurs étaient d’une telle cruauté ! écœurant..) et prenante. Il y a trois tomes dans cette série. Le deuxième se passe, il semblerait, en 69. Mais le troisième mettrait en scène certains des perso de ce premier livre..

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Edit: Le Tome 2 est sorti en juillet dernier et s’intitule « L’impératrice des sept collines » (Presses de la cité). Merci à Aurélie pour l’information ! Mais j’ai l’impression que ce tome 2 VF correspond au tome 3 en anglais « Empress of the Seven Hills« . Le second tome « Daughters of Rome » est une préquelle à l’histoire de Arius et Thea, c’est sans doute pour cela qu’il n’a pas été traduit en priorité.

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J’avais cette peinture en tête pendant ma lecture:

Jean-Leon_Gerome_Pollice_Verso
Jean Leon Gerome – Pollice Verso

 

7 réflexions au sujet de « La Maitresse de Rome »

  1. Matilda

    Si j’aime la littérature antique ou les romans historiques qui se passent à cette époque, le résumé de celui-ci ne me tente pas du tout du tout. Et même ton avis ne parviens pas à me donner envie de l’ouvrir.
    Il y a des jours comme ça u_u

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