J’ai connu un chat…

wodehouseWebster le chat

J’ai passé un excellent moment en compagnie de cette courte nouvelle qui se dévore en moins d’une heure. Je connaissais Wodehouse pour avoir lu plusieurs aventures de son personnage Jeeves et même si les situations totalement aberrantes dans lesquelles se retrouve le plus célèbre des valets de chambre, étaient parfois drôlissimes, je m’en étais vite lassée. Redécouvrir l’humour so british de cet écrivain-humoriste à travers une nouvelle d’à peine soixante pages fut idéal car j’ai pu apprécier sa plume décalée à petite dose et ainsi, la savourer pleinement.

 L’histoire est délicieusement loufoque, jugez-en par vous même : après avoir rompu les ponts pendant plusieurs années avec son oncle pour devenir un artiste bohème, Lancelot se voit confier le chat de ce dernier. Son oncle a toujours été un homme respectable, et son chat est également un modèle de vertu. Lancelot mène une vie de pacha et prévoit d’épouser une poétesse. Contre toute attente, le chat Webster va radicalement changer son comportement et ses habitudes. Webster a une terrible emprise sur son nouveau maître. Il réprouve la vie décadente de Lancelot et lui fait savoir en lui lançant des regards désapprobateurs à longueur de journée. Le jeune homme va changer du tout au tout au grand dam de ses amis et de sa fiancée.

« – Vous voulez savoir ce qu’il y a ? Écoutez, alors. C’est mon chat qui porte la culotte.

– Ton chat qui quoi ?

– Vous connaissez bien des couples où c’est la femme qui porte la culotte, non ? lança Lancelot avec irritation. Et bien, moi, c’est mon chat . » (p 35)

 Les situations et les dialogues sont truculents. Cela a beau dater de 1932, c’est moderne dans le ton et dans le nonsense. C’est frais, c’est léger. « Le véritable inconvénient de la grande majorité des chats, c’est leur insoutenable air de supériorité » (p 10). Ca ressemble à un petit conte avec une morale qui clôt le récit. Un enchantement du début à la fin !

5 réflexions au sujet de « J’ai connu un chat… »

  1. Matilda

    J’ai évidemment entendu parler de P.G. Wodehouse plusieurs fois, mais je ne me suis encore jamais décidée à le lire. Faut que je me dégote quelques nouvelles en anglais pour voir ce que ça donne !

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