« Mother, You had Me I never had you, I wanted you but you didn’t want me »

noname

J’ai mis en suspens Docteur Sleep de S.King, non pas qu’il soit mauvais – les 50 premières pages ont même réussi à me transporter de nouveau dans l’hôtel Overlook de The Shining (lu à l’adolescence et ô combien flippant!) – MAIS mes yeux se sont posés sur Le livre sans nom sur mes étagères et j’ai pressenti que ça allait être l’entente parfaite entre nous. Et je suis heureuse de vous annoncer que ce fut le cas :D

Je suis loin d’être experte en ce qui concerne les films de Tarantino et encore moins ceux de Rodriguez mais dans ce livre, on y retrouve le même déchainement de violence gratuite que dans Pulp Fiction ou Kill Bill avec une grosse dose d’humour (bah oui sinon ça ne vaudrait rien!) qui vient « adoucir » l’ambiance. J’ai été quelque peu surprise de ma totale adhésion à cette histoire complètement barrée. L’auteur (anonyme) est parti très très loin dans son délire et parvient à nous y embarquer avec lui. Et il ne lésine pas sur la dose de ketchup (comprenez sang, viscères, cerveaux dégoulinants). Si ça n’avait été que de la boucherie sans histoire cohérente derrière, je n’aurais pas aimé mais le récit tient la route ainsi que ses multiples rebondissements.
On se retrouve dans une ville imaginaire d’Amérique du sud où la délinquance atteint des sommets. Le Tapioca est l’un des bars les plus réputés où se réunissent truands, assassins, violeurs… Sans vous gâcher la surprise, je dirai simplement que les plus gros criminels de la ville sont à la recherche d’une légendaire pierre précieuse qui rendrait immortel son propriétaire. Le fantastique rejoint la réalité et Santa Mondega semble envahit de créatures aux dents longues.

Ce récit part dans tous les sens, on s’attache à des personnages détestables à première vue. Et qu’est ce que c’est drôle ! Il y a des répliques dignes de la série Kaamelott, notamment les moines que je me suis représentée sous les traits d’Yvan et Gauvain en raison de leur profonde naïveté x’) Ca fait très série Z par moment, mais c’est voulu par l’auteur !

I WANT MORE (heureusement il y a encore 3 autres tomes!).

nowhere

 In spite of all the danger – The Quarrymen

 

Un peu de Rock’n’Roll maintenant. Quand je pense à John Lennon, je l’imagine auréolé d’une aura positive dû à sa période Peace and Love. Si j’écoute relativement peu de musique par rapport à certaines personnes, les Beatles pourraient suffire à mon bonheur. Malgré tout je connais assez mal la vie des membres du groupe. Ma connaissance de la vie de Lennon se limitait à Yoko Ono + Imagine + Assassinat. Nowhere Boy m’a permis d’en apprendre plus sur sa jeunesse et sa relation délicate avec sa mère qui l’a abandonné à 5 ans et avec sa tante qui l’a élevé dans une ambiance austère. John sort peu à peu de ce carcan étouffant en épousant le Rock’n’Roll (et plus particulièrement le « Skiffle » à ses débuts) alors fortement à la mode auprès de la gente féminine qui hurlaient à chaque apparition d’Elvis Presley à la télévision ou à la radio. Grand séducteur, Lennon voit une opportunité de se rendre intéressant en montant un groupe amateuriste aux compétences limitées. Mais lorsque il entend jouer Paul McCartney pour la première fois, il est bien obligé de ravaler sa fierté et de reconnaître le sacré talent de ce jeune gamin de 15 ans efflanqué d’une guitare beaucoup plus grande que lui. Paul intègre le groupe en 1957 et George Harrison le rejoint en 58. The Quarrymen, futurs Beatles, sont nés (Ringo Starr arrivera en 62) !

Dans plusieurs de ses propos, Lennon apparaît comme quelqu’un de légèrement arrogant notamment avec sa fameuse déclaration « Christianity will go. It will vanish and shrink … We’re more popular than Jesus now—I don’t know which will go first, rock and roll or Christianity » qui avait offensé l’Amérique. Dans ce film, sous les traits de Aaron Taylor-Johnson, il est tour à tour fanfaron, colérique, insolent, grossier, tendre. Il est à la fois attachant et profondément agaçant en raison de son insouciance et de son immaturité. Il avait toujours le mot pour faire rire mais il était aussi très bagarreur. La dualité du personnage est intéressante.

Nowhere Boy m’a émue aux larmes car j’ai ressenti une grande nostalgie de la culture musicale des années 50/60. J’aurais aimé assister à la montée en puissance de tous ces groupes mythiques : The Beatles, The Rolling Stones, The Kinks, The Who… J’aurais sûrement été une groupie du King aussi ^^
Je jalouse mon père qui a vu McCartney (en solo), Mick Jagger (avec les Stones) en concert un peu plus tard dans les années 70. C’est peut être idiot d’être nostalgique d »une époque jamais connue où tout n’était pas rose et que j’idéalise sûrement trop, mais que voulez-vous c’est ainsi ;)

(Le titre de l’article est une citation des paroles de la chanson « Mother » de Lennon qui prend désormais tout son sens après le visionnage du film).

10 réflexions au sujet de « « Mother, You had Me I never had you, I wanted you but you didn’t want me » »

  1. Jamestine

    olala Le Livre sans nom ne me tente pas du tout x) C’est le genre de bouquin qui me donnerait littéralement envie de vomir >< alors même que j'adore les films de Tarantino ! Comme quoi c'est pas pareil de voir et de lire. Pour Nowhere boy j'avais aussi bien aimé mais il m'a sûrement moins touché que toi ^^.

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    1. Alicia

      Ah :) Je suis très sensible aux films violents c’est pour cela que j’en regarde quasi jamais, en revanche les livres ça ne me fait rien! Surtout que celui ci est très drôle ^^
      Il est pas mal Aaron Taylor-Johnson :P

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  2. Caro

    « Le livre sans nom » ne me tente pas non plus, je n’aime pas vraiment les univers de Tarantino et de Rodriguez, trop de violence et de gore pour moi :)

    En revanche, je suis fan des Beatles, et je note Nowhere Boy !

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    1. Alicia

      Je n’aurais pas convaincu grand monde de lire « Le livre sans nom » ^^’
      Le gore/trash me choque beaucoup quand il s’agit d’un film, moins quand c’est un livre !

      Les Beatles ne seront jamais démodés o/

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  3. DoloresH

    J’avais adoré le livre sans nom, et ses suites également ! J’espère que tu accrocheras autant aux autres ! Et Nowhere Boy est vraiment un chouette film ! Si la vie de Lennon t’intéresse, il y a la super bio faite par Philip Norman, et qui est vraiment passionnante, même quand on n’est pas complètement fanatique du gus. (Enfin on y apprend que c’était un sacré c***ard quand même quand il voulait, mais ça aide aussi à le voir comme un être humain et moins comme l’idole qu’il a pu être. Bref, une lecture sympa que j’avais faite au moment où j’avais vu le film ! =)

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    1. Alicia

      Ah il faudrait que je retrouve tes chroniques (si il y en a) sur cette série.
      Un grand merci pour ta recommandation du livre de Philip Norman, je meurs d’envie de le lire maintenant !

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  4. Ping : Mars en 10 films « Books & Words

  5. Matilda

    Je pensais que Le livre sans nom c’était un thriller sérieux itou, et il ne m’avait jamais tenté. Apprendre qu’il n’en n’est rien ne change absolument pas mon envie de le lire, il y a des jours comme ça.

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