Villainy wears many masks, none so dangerous as the mask of virtue

matilda

(J’écoute )

Il y a des romans que je regrette de ne pas avoir découvert étant plus jeune. Matilda (et certainement tous les autres Roald Dahl) en fait partie. J’aurais été si charmée par cette petite fille qui a appris à lire toute seule à l’âge de 3 ans. Flanquée de parents irresponsables et exécrables toujours abrutis devant l’écran de télévision, Matilda fait elle-même son éducation. Elle lit les grands classiques de la littérature : Dickens, Melville, Austen, Bronté, Steinbeck, Hemingway… Cette enfant prodige sait déjà lire, écrire, compter lorsqu’elle arrive à l’école primaire mais ni ses parents, ni la directrice ne croient en ses capacités. Elle trouve cependant une alliée en la personne de Mlle Candy, son institutrice.

C’est une histoire charmante, pleine de bons mots (la traduction française est d’ailleurs très réussie !). On peut constater que Roald Dahl a bel et bien influencé une génération d’écrivains. Je mettrai ma main à couper que Jk Rowling aime beaucoup Mr Dahl, et qu’elle s’en est inspirée pour ses descriptions acérées de la famille Dursley dans Harry Potter.

En plus de ses « pouvoirs » intellectuels, Matilda développe un véritable pouvoir magique (que je ne dévoilerai pas). C’est certainement l’élément de l’intrigue qui m’a paru le plus déconcertant. Certes, c’est un roman jeunesse, et un brin de magie ne fait pas de mal mais je n’ai pas particulièrement été emballée par cette faculté de Matilda. En fait, l’aspect classique du livre correspondait plus à mes goûts (réflexion sur l’amour de la lecture, enfant-prodige, parents crétins) alors que le fantastique arrive à l’improviste et n’est finalement pas très abouti.

Dans le film, la magie de Matilda est beaucoup plus développée et elle est placée au centre de l’histoire. L’adaptation diffère beaucoup du roman, mais c’est une autre version qui se vaut et le personnage de la directrice Legourdin est aussi grotesque que dans le livre ! Le film est beaucoup moins subtil. Les traits sont grossis jusqu’à ne plus vraiment ressembler à l’histoire d’origine.

Ce fut une lecture sympathique que j’aurais aimé faire quand j’étais petite. A 23 ans, j’ai quand même pris grand plaisir à enfin découvrir ce roman toujours aussi prisé (n°1 des ventes jeunesse sur Am*zon alors que le roman date maintenant de 1988!).

tumblr_lz5fefovWl1qhc0s3o1_500Matilda de Roald Dahl (1988). Illustré par Quentin Blake. Folio Junior. 256 pages.

Matilda (Film, 1996) de Danny DeVito (USA).

hallo

tumblr_msgrpy2ZRT1rfdneqo9_250

Sleepy Hollow: Je ne sais pas pourquoi j’ai repoussé jusqu’à maintenant le moment de visionner ce film. Je pensais que la Légende du Cavalier Sans Tête serait trop sanglante et effrayante… Mais en fait, j’aurais dû me douter que ce film serait assez soft puisque c’est un Tim Burton. Son esthétisme est à couper le souffle. Tout de suite, on sait qu’on a affaire à un réalisateur qui soigne chaque petit détail que ce soit dans les paysages, les costumes (l’histoire se déroule en 1799), ainsi que dans son ambiance gothique si caractéristique. La beauté du film m’a même davantage plu que l’intrigue en elle-même. Je ne me suis pas prise d’affection pour les personnages, même pas pour l’inspecteur Ichabod Crane (incarné par Johnny Depp) bien qu’il ajoute une touche humoristique à l’histoire à force de tomber dans les pommes ^^ L’aspect fantastique est ce qui m’a le plus déçue car je n’ai pas eu peur une seule seconde par ce cavalier « horrifique » qui sème la terreur dans ce petit village. Les têtes tombent les unes après les autres sans que je n’éprouve la moindre empathie pour les victimes. J’aimerais bien lire la nouvelle de Washing Irving (1820) pour la comparer à son adaptation. J’ai assez bien aimé Sleepy Hollow car il correspond totalement à l’univers gothique et à l’esprit fou de Tim Burton mais je m’attendais à ressentir beaucoup plus d’émotions !

Sleepy Hollow (1999) de Tim Burton. Johnny Depp, Christina Ricci (…) 105 minutes.

Est-ce que ça vous intéresse lorsque je vous parle de films à la fin d’un article livresque ? :)

7 réflexions au sujet de « Villainy wears many masks, none so dangerous as the mask of virtue »

  1. Sybille

    Ah Mathilda, je ne l’ai pas encore lu ! A 24 ans, c’est nul aussi lol !
    Sleepy Hollow m’a bien plu, j’ai trouvé que c’était un bon Tim Burton, pourtant je ne suis pas forcément une grande fan de ce réalisateur.
    C’est une bonne idée le film à la fin de l’article :-)

    J'aime

    1. Alicia

      Il faut qu’on lise aussi Charlie et la chocolaterie o/
      J’aime bien l’univers de Burton même si ses derniers films laissent un peu à désirer..
      Ravie que ça te plaise :)

      J'aime

  2. Melleaurel

    Je n’ai pas lu non plus Mathilda…je le chercherai dans une brocante ;)
    Pour répondre à ta question, oui, c’est intéressant ;) Pour Sleepy Hollow, lorsque je l’ai revu avec tachas, je me suis un peu ennuyée…une fois, ça doit être suffisant ;)

    J'aime

  3. ismeriea

    Sleepy Hollow est un de mes films favoris :-)
    As-tu regardé la série ? Je l’ai beaucoup appréciée aussi!

    Je suis d’accord avec toi pour la touche fantastique de Mathilda, j’avoue que je n’ai pas compris non plus le petit « délire » de l’auteur … mais ce roman est vraiment incontournable et attachant.

    Bonne fin de soirée, j’en profite pour répondre oui à ta question sur le papotage de film dans tes articles :-D

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s