What Happens in London (we don’t care)

QUINN

Cela fait longtemps que je n’ai pas écrit une chronique féroce et je dois dire que, parfois, ça fait un bien fou de se défouler sur un bouquin (que j’aimerais bien balancer sous un train soit disant passant!).

Julia Quinn est parait-il la Jane Austen du 21eme siècle. Laissez moi rire (et joignez vos rires aux miens!). C’est insulter le talent de Miss Austen que de la comparer à cette romancière qui écrit des pseudo romances historiques tout en négligeant totalement les conventions de l’époque (Régence anglaise). Bafouer à ce point tout un contexte historique pose vraiment problème.

Si au moins j’avais apprécié les personnages mais non! D’un côté nous avons Olivia Bevelstoke une aristocrate incarnant la beauté à l’état pur. Elle est courtisée par le Prince de Russie qui s’amuse à lui susurrer des paroles vulgaires en russe sans qu’elle ne comprenne un mot (« -I’m going to pump you until you scream » « – That’s so poetic ! » U_U). Harry Valentine est traducteur de documents officiels pour le War Office. Il n’est pas espion de formation mais ses supérieurs lui demandent de garder un oeil sur le Prince. Se mêlant à la bonne société, il se rapproche d’Olivia.

Je me suis laissée prendre au jeu un petit moment (20 pages ?). Le début était même assez rigolo: Olivia soupçonne son nouveau voisin d’avoir assassiné sa fiancée selon des rumeurs qui courent. Comme une cruche, elle l’observe « discrètement » par sa fenêtre toute la sainte journée. Bien sur le jeune homme en question s’en rend vite compte.. Une fois le quiproquo levé, les deux jeunes gens se parlent souvent par fenêtres interposées, ils se font même la lecture d’un roman tout aussi grotesque. Pas mal la mise en abyme ;)

Je m’y attendais, mais l’histoire se transforme soudainement en un Harlequin pur jus. Vous vous douterez bien que l’héroïne perd sa vertu avant la fin du récit !

Un roman qui sonne tellement creux, qui se veut amusant mais qui ne l’est que très peu, et qui est desservi par des personnages têtes à claques. J’ai lutté pour arriver au bout de ces 328 pages (presque deux semaines), et je suis si soulagée d’avoir mis fin à mon supplice !

What Happens in London – Julia Quinn (2009). Piatkus Books

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Je tirais la même tronche que le Roi Arthur pendant ma lecture ! 

11 réflexions au sujet de « What Happens in London (we don’t care) »

  1. Matilda

    En même temps les auteurs sont toujours comparés à tout et n’importe quoi, c’est pas leur faute :) Donc je trouve ça dommage de prendre ça comme un argument contre le livre.
    Après j’ai lu d’autres Julia Queen, c’est de l’harlequin, c’est niais, c’est gros, c’est des scènes friponnes, en gros c’est un peu le principe, donc c’est sûr que si ça te ne te plaît pas :p

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    1. Alicia

      Je sais bien que ce n’est pas elle qui s’autoproclame nouvelle Jane Austen ;) Mais ceux qui le pense, alors que c’est un roman au ras des pâquerettes, voilà quoi…. Faut arrêter de tout comparer comme tu dis !
      Tu veux que je t’offre ce bel harlequin en ebook ? :P

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  2. Melleaurel

    C’était pour le vendre ! ^^ Il devait rester trop longtemps dans les stocks ! Même si les scènes genre « harlequin » et les mots crus ne me gênent pas…si ça veut être du Jane Austen…hum comment dire !
    Au moins grâce à toi je sais que je ne le lirai pas ;)

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  3. pillonfrancoise

    Quelle chronique brillante ! Un beau coup de patte. Ceci dit tu es bien courageuse ! Moi, je ne vais pas au bout des livres qui m’agacent, sauf si je suis obligée ! Belle persévérance.

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  4. Natacha

    Ca fait du bien de critiquer hihi ! Je ne le lirai pas … ça me fait penser à un roman que j’ai lu dans la même veine. Je te donne le résumé et tu vas comprendre ma déception ;) :
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    Éduquée par une mère étouffante et autoritaire qui lui martèle qu’elle n’est pas assez jolie pour se marier et que, de toute façon, les hommes ne valent pas cher, l’innocente Elinor se tient sur son quant-à-soi et trouve son bonheur dans la peinture. Après tout, n’est-ce pas une magnifique passion ? Seulement, c’est un tout autre genre de passion, inconnue et inédite, qui s’empare d’elle le jour où elle rencontre par hasard le jeune lord Ravenhurst alors qu’elle fait quelques croquis dans une église. Sensuel, élégant, provocateur… le sulfureux Theo la fascine dès les premiers regards. Et lorsqu’il réussit l’exploit de se présenter chez sa mère, Elinor, envoûtée et impuissante, sent que sa vie risque de s’en trouver bouleversée…
    ———————————————————
    En fait le mystérieux jeune homme est son COUSIN ! Déjà je trouvais ça moyen :S et en plus, ils doivent retrouver un objet qui est un phalus !! Oui oui ! J’étais vraiment gênée par les situations beurrrkkkkk

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