La mort est mon métier

merle La mort est mon métier est roman qui ne laisse pas indifférent et qui frappe par sa narration. C’est à travers les yeux du bourreau Rudolf Höss (rebaptisé Lang dans le livre) que nous prenons part aux atrocités des camps de concentration et en particulier celui d’Auschwitz. Mais avant d’en arriver à cette partie – qui est le dernier tiers du récit, on apprend à connaitre Rudolf dès son plus jeune âge jusqu’à ce qu’il devienne un des pires criminels de l’Histoire. L’auteur, Robert Merle, s’est basé sur les entretiens de Rudolf avec un psychologue lors du procès de Nuremberg. Ce livre est sorti en 1952 soit 5 ans après la pendaison de celui ci. Ce roman historique m’a laissé un gout amer dans la bouche. Rudolf a reçu une éducation très religieuse. Toute sa vie il n’a eu qu’un seul objectif: obéir aux ordres et servir son pays, l’Allemagne. C’est pour cette raison qu’il s’engage pendant la WWI à l’âge de 16 ans. Bien qu’ayant son point de vue du début à la fin du roman, à aucun moment il ne semble sensible au monde et aux gens qui l’entoure. Même envers sa femme et ses enfants, ses sentiments sont très modérés. Lorsqu’il se voit nommé commandant de camp par Himmler, Rudolf a l’intention de suivre les ordres à la lettre, et respecter son quota de 2000 juifs exterminés par jour. Pour ce faire, il va réinventer le fonctionnement des camps et des chambres à gaz afin d’accroitre le rendement. Il met son esprit pratique et méthodique au service de l’horreur absolue. Tout cela nous est raconté de manière quasi scientifique et c’est tout bonnement atroce. Rudolf se conduit en bon petit soldat désireux de remplir à bien ses fonctions sans jamais émettre la moindre culpabilité (les juifs sont pour lui des unités et non pas des êtres humains). C’est une lecture déroutante parfois insoutenable quand il nous est décrit l’odeur de la chair humaine dans les fours. Ca serait difficile de dire « j’ai adoré ce livre », mais en tout cas, il donne une idée très précise du déroulement de la Shoah, de l’endoctrinement et de l’esprit subordonné des nazis.

La mort est mon métier de Robert Merle (1952)

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Max est ma lecture actuelle, je viens tout juste de la commencer. C’est au sujet des bébés aux gènes parfaits conçus au sein du programme de création des Lebensborns. Hitler, mon voisin relate la véritable histoire d’Edgar Feuchtwanger, garçonnet juif ayant habité en face de chez Hitler de 1929 à 1939. Il y a tant d’autres romans et récits de non-fiction à lire sur la Seconde Guerre Mondiale.. 

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5 réflexions au sujet de « La mort est mon métier »

  1. Sybille

    J’aimerais beaucoup lire ce livre ! Tu as raison il y a énorméments de livres sur le sujet ! Récemment, j’ai lu La part de l’autre d’Emmanuel Schmitt qui parle également d’Hitler et il est saisissant !

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  2. La chèvre grise

    Je l’ai lu étant jeune, en 3e. J’avoue ne pas m’en souvenir très exactement, juste que j’avais été touchée par cette lecture et notamment par la partie montrant comment l’éducation a pu jouer une bonne part dans ce que certains sont devenus lors de cet épisode tragique de l’histoire. Vu le sujet, je ne pense pas le relire. Je me souviens par contre trop bien d’un autre livre, le fameux « Si c’est un homme », qui lui m’a vraiment donné la nausée.

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