Pretend you’re happy when you’re blue

Quelque chose me turlupine. M’empêche de mettre à jour ce blog alors qu’autrefois il m’était si naturel de le faire (oui je suis une blogueuse qui se remémore son passé :P). Si j’en avais déjà plus ou moins conscience, je ne m’en souciais pas plus que cela. Alors que c’est désormais une évidence: la réalité est que je suis incapable d’analyser en profondeur un livre/une série/un film et n’importe quel autre support. Lorsque je mets par écrit mes impressions sur un roman, je reste trop en surface. J’ai des phrases « types » que je trouve plates sans aucun relief.

Mon souci à analyser un objet d’étude n’est pas nouveau, il existait déjà au début de mon blog alors même que je rédigeais jusqu’à 10 chroniques par mois. Mais cette gène à exprimer mes idées s’est accentuée et s’est révélée être un obstacle lorsque j’ai du écrire mon mémoire de fin d’études. Même s’il ne s’agissait pas d’un Mémoire Recherche – car j’étais dans un master professionnel, je me suis retrouvée incapable de formuler une problématique me permettant d’aboutir à une étude intéressante et poussée de mon sujet. J’ai néanmoins obtenu mon diplôme et un 13 à ce devoir, mais je n’ai pas du tout été satisfaite de mon travail car je n’ai pas réussi à suffisamment « creuser la matière » et à en extraire une réflexion nouvelle. Là encore je suis restée trop en surface, et mon travail s’apparentait davantage à de l’observation qu’à de l’analyse. Prendre le temps d’analyser, porter un regard critique, formuler mes pensées de manière cohérente et approfondie, voici mes lacunes.

Je me sens approximative dans mes articles (mais également dans beaucoup de moments de ma vie cela étant dû à mon manque total de confiance en moi). Pour autant, ce n’est pas un sentiment d’illégitimité que je ressens à vous parler de choses que je ne maitrise pas complètement. Bien sur, des centaines et des centaines d’autres blogueu.ses expriment leurs idées beaucoup mieux que moi mais ce n’est pas une compétition (je n’ai pas l’esprit de compét’ de toute façon). C’est vrai que j’envie l’originalité, l’esthétisme, l’élégance du choix des mots de beaucoup de blogs. Et comme c’est dans mes habitudes de me comparer aux autres, c’est plutôt frustrant de constater qu’il y a 100 fois mieux « ailleurs ». Mais ensuite, je me dis que c’est stupide de raisonner ainsi car depuis le début je considère ce blog comme un simple journal de bord ou « carnet de pensées » et il n’a pas plus de prétention que cela ! Je l’écris avant tout pour garder une trace de mes lectures. Mes avis ne sont pas toujours bien rédigés, je fais des fautes, j’utilise souvent les mêmes formulations, je ne publie que deux fois par mois et encore ! (…). C’est un espace imparfait mais c’est mon petit cocon. Et ça me surprend toujours que malgré le peu d’actualité, vous continuiez à commenter mes articles et je vous en remercie ^^

Tout ça pour dire ? Je ne sais pas vraiment en fait haha J’avais simplement besoin d’exprimer mes doutes… j’éprouve toujours le besoin de partager sur mes découvertes culturelles ici ou sur ma page Facebook, cependant c’est devenu peut être moins vital qu’auparavant. Ca ne signifie pas pour autant que je souhaite arrêter de bloguer. Je continuerai jusqu’à ce que vraiment je n’y prenne plus aucun plaisir. Ce n’est pas encore le cas même si en ce moment je suis dans une période creuse.

Je m’excuse pour ce billet quelque peu confus (pour vous comme pour moi ^^’), je me fais pardonner avec une petite musique apaisante et inspirante (reprise de Nat King Cole) que j’écoute en boucle dernièrement:

A ‘bientôt‘, mais si ce n’est pas avant la fin de l’année, je vous souhaite à tous et à toutes d’excellentes fêtes ☺️ 🎄

14 réflexions au sujet de « Pretend you’re happy when you’re blue »

  1. matildapotinons

    Si on commente tes articles c’est qu’on les aime :) Après si tu ressens vraiment le fait que tu ne vas pas en profondeur, ça se « soigne » si je peux dire, comme quand tu apprends à faire des dissertation alors qu’avant trouver une problématique c’était la croix et la bannière.
    Bref j’attendrais ton prochain article avec impatience !

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    1. Alicia

      Il faudrait que tu me redonnes des cours d’analyse de texte, que tu me fasses réciter mes conjugaisons et que tu me tapes sur les doigts si je fais des erreurs héhé
      Le prochain article sera certainement à propos d’un highlander roux :p

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  2. Alice

    J’ai connu exactement le même problème. J’ai créé plusieurs blogs, avec des articles très différents les uns des autres, avec lesquels je n’ai jamais réussi à construire une quelconque chronique, j’avais exactement la même sensation que toi : rester en surface, ne jamais approfondir. Il se trouve que j’ai ce problème depuis le collège, que ça s’est avéré un handicap dans mes études, mauvaises appréciations, notes pas terribles. De quoi plomber mon moral alors que je mettais du coeur à l’ouvrage. Le pire a été un 9/20 sur une dissertation en anglais sur « La chute de la maison Usher », j’avais tellement travaillé dessus, j’étais contente de moi, mon travail faisait 2 copies doubles remplies et une simple. Mais ça n’a pas payé. Pour mon mémoire de Licence, même chose, on a même qualifié mon travail de médiocre, digne d’un élève de deuxième année de DUT (DUT que j’avais fait). Résultat, 9/20 (heureusement que j’avais eu de bonnes notes dans d’autres matières).
    Et puis cette année, quand j’ai créé Pumpkinbean, je me suis dit : Tant pis, mes chroniques ne sont pas parfaites, mais j’y mettrais mon coeur, j’écrirais avec mes mots, je me relierais, et si ça ne plaît pas et bien le principal c’est que ça me plaise à moi.
    Je ne crois pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises chroniques, comme il n’y a pas de bons ou de mauvais écrivains. L’essentiel c’est de se plaire à soi et si ça ne te plait pas et bien modifie deux ou trois trucs, teste des manières différentes de chroniquer, mais surtout fais-toi plaisir :-)
    J’ai toujours aimé tes articles, je trouve que tu chronique bien, tu me donne envie de lire, de regarder de découvrir ce que tu partage !

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    1. Alicia

      Merci Alice pour ton commentaire et ton témoignage :) Que c’est frustrant de se donner à fond dans un devoir et de ne pas récolter l’appréciation escomptée !
      Je n’ai jamais été très douée pour rédiger des commentaires de texte et des dissertations alors même que j’avais une plutôt bonne compréhension des textes !
      Tu as raison de dire qu’il faut avant tout se faire plaisir quand on blogue. C’est notre espace personnel, et ce n’est pas grave s’il n’est pas parfait à la virgule près !
      Tes paroles me font chaud au coeur en tout cas, je te remercie ^^

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  3. One way to ihsân.

    Et puis, le partage a l’air d’être une valeur pour toi, quelque chose d’important. Agir dans le sens de ce qui est important pour nous, n’est-ce pas là la recette d’une vie pleine de sens ?
    Je te trouve un peu dure avec toi-même sur ce coup :/

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    1. Alicia

      Bonsoir :)
      Merci de m’avoir prévenue de la disparition du bouton « j’aime » ^^
      Oh oui je suis toujours un peu dure avec moi-même. Je me rabaisse beaucoup :/
      Mais effectivement la notion de partage m’est importante et je continuerai à partager sur mes lectures jusqu’à ce que l’envie disparaisse !

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  4. La chèvre grise

    J’ai parfois moi aussi ce sentiment de rester trop en surface, de ne pas réussir à analyser correctement ma lecture. Des phrases qui reviennent toujours, avec les mêmes mots. Ca vient par moment, sur plusieurs livres, et puis ça repart. Un sentiment assez désagréable. Comme toi je me dis que mon blog est bien plus un journal de bord de mes lectures. Dans tous les cas, ce qui est important, pour toi, c’est que nous, visiteurs, prenons beaucoup de plaisir à te lire. Alors ne te met pas trop martèle en tête et garde le meilleur avant tout.

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  5. demoisellecoquelicote

    Je comprends bien le sentiment que tu décris, et je crois bien que tu souffres à petite dose du sentiment de l’imposteur quand même, bien que tu dis ne pas te sentir « illégitime ». Je ne veux pas te juger hein, c’est juste que ça fait écho en moi et je sais que ça m’arrive aussi, et tout comme toi c’est lié à mon manque de confiance en moi.
    Il y a des fois où j’arrive à faire un article plus profond, je suis très fière sur le moment, et puis pendant deux mois ensuite je ne ponds que « de la merde ». C’est frustrant -_- Je confirme ce que d’autres ont dit, on aime tes articles !

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    1. Alicia

      Syndrome de l’imposteur, c’est sans doute cela haha
      Ecrire des chroniques alors que l’on n’est pas chroniqueur littéraire, c’est se demander si notre avis compte réellement. Mais depuis toujours, je me fie davantage aux blogueurs qu’aux véritables critiques littéraires alors bon ^^
      Merci pour ton commentaire *hug*

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