Bookshelf tour, april 2018.

P1040679Depuis que je vis seule, j’ai dû faire des choix drastiques dans mes livres. Bien sûr, j’ai la chance d’avoir l’intégralité de ma bibliothèque chez mes parents – c’est à dire à 10 minutes de chez moi haha
Mais ce déménagement m’a permis d’y voir plus clair dans ma Pile à lire et dans les livres que je souhaitais réellement prendre avec moi – et voir tous les jours sur mes étagères. J’ai fait du tri, j’ai donné et vendu beaucoup d’ouvrages.

Ma pile à lire est toujours conséquente : 65 titres à l’heure actuelle dans mon studio… j’ignore de combien elle est chez mes parents mais il s’agit là de la 2nde partie de ma PAL qui m’intéresse moins et qui mériterait d’être réduite encore une fois !
Cela fait longtemps que je  n’éprouve plus de blocage à me séparer de mes livres. Révolu le temps où je gardais des ouvrages que je n’avais pas aimés, ou bien des livres appréciés mais qui ne correspondaient plus à mes goûts (bye-bye la majorité de mes romans Young Adult même ceux que j’avais eu en travaillant chez un éditeur!).
J’achète aussi beaucoup moins qu’à une époque – et je m’intéresse maintenant davantage aux livres qui peuplent mes bibliothèques et qui attendent parfois sagement leur tour depuis une dizaine d’années – et qui titillent toujours ma curiosité. Et aussi, j’emprunte pas mal à la bibliothèque municipale et dans celles du réseau de Paris.

Après avoir changé la place de mes livres sur mes étagères cet après-midi (autant profiter de ce jour de congé gris et pluvieux pour faire cela!), je vous ai photographié le rendu final :
P1040680

La collection Harry Potter – les livres en version française sont dans mon second chez moi ^^ Des romans en langue anglaise. Je n’ai pris uniquement que 3 Wodehouse, série britannique comique, sachant que je dois en avoir une dizaine en tout dans ma PAL. Il y a aussi des cozy mysteries, des romans victoriens et épistolaires, et des classiques.

P1040682Il n’y a pas vraiment de logique dans le rangement de mes livres à lire : ils se mélangent pèle-mèle : comme vous pouvez voir, à côté des romans VO, il y a le 3eme tome des Rois Maudits qui cotoie le Journal d’André Gide pendant la WWII et la biographie des soeurs Mitford.

P1040683Sur cette étagère, il y a plusieurs genres mélangés: SF, Fantasy, policier, thriller. René Barjavel a pour voisin Stephen King et Bernard Werber ^^

P1040687Tout aussi sans logique, sur cette étagère il y a des récits que je qualifierai de « romantiques » sans mêmes les avoir lus – sauf bien sûr « Les Mystères de Morley Court » qui doit être un roman gothique bien sombre comme Le Fanu en a l’habitude. Après réflexion, je pourrais aussi ajouter à ce même endroit « Miss Mackenzie » et « Le Docteur Thorne » d’Anthony Trollope qui sont sur la Photo 2.

P1040677Sur cette image un peu floue, vous constatez qu’il s’agit surtout de grands formats classés de manière encore une fois complètement disparate !

Voilà en ce qui concerne le gros de ma Pile à lire. En la regardant, je ne me sens nullement oppressée par sa taille (dire qu’à une époque j’en avais plus de 300..) mais au contraire impatiente de mettre le nez dedans !

Pour ce qui est de mes autres étagères – c’est à dire celles qui sont composées d’ouvrages lus et appréciés puisqu’ils se trouvent ici (!!) :

P1040672Là ce sont mes ouvrages préférés de tous les temps – ceux qui ont marqué ma vie de lectrice et qui ne pouvaient que se trouver ici auprès de moi ! (Il y a aussi bien évidemment la saga Harry Potter mais elle se trouve sur la Photo 1 😛).

P1040669Juste à côté, il y a l’ensemble des ouvrages que je possède de Jane Austen.

P1040688A cet endroit là, il y a une infime partie de mes romans d’auteurs victoriens ainsi que de  livres contemporains se déroulant à l’époque victorienne. Tous mes Anne Perry sont restés chez mes parents ainsi que les Mary Hooper en français. Si je devais rapatrier ici tous mes livres « victoriens », il me faudrait beaucoup de place !
Et il y a aussi mon tout premier livre de la maison d’édition Persephone Books ❤︎

P1040676Et puis pour finir, 3 romans graphiques qui me font beaucoup rire ^^

Voici un aperçu assez fidèle de mes bibliothèques – et il est probable que des livres s’en aillent pour rejoindre les bibli de chez mes parents ou bien qu’ils soient donnés si je ne les ai pas appréciés. Rien n’est figé ^^

J’ai entrepris mon rangement tout à l’heure en écoutant des podcasts de l’émission What Should I Read Next d’Anne Bogel et en notant chaque titre de ma PAL dans mon Bullet Journal ^^ Fun afternoon !P1040685P1040686

Voilà ce Bookshelf Tour est désormais terminé !
Parmi les livres entraperçus de ma Pile à lire lesquels m’encouragez-vous à lire ? 😄

Publicités

Des femmes fortes, et inspirantes.

La résolution « Je vais publier un article bilan chaque mois avec mes découvertes culturelles » n’a pas fait long feu. Nous sommes bientôt en mai – et je n’ai rien posté depuis janvier. Pourtant j’ai lu et vu pas mal de choses ! Et puis, un beau jour comme aujourd’hui, je suis de nouveau inspirée pour vous écrire un article.. Don’t judge me !

1040547

Voici un aperçu non-exhaustif de quelques unes de mes découvertes de ces derniers mois:

20571841J’ai lu plusieurs BDs de la dessinatrice Catel (et de son mari Bocquet au scénario) sur 3 femmes aux destins totalement différents – mais qui ont toutes les trois été des femmes inspirantes, militantes, et engagées : Olympe de Gouges (1748-1793), Joséphine Baker (1906-1975) et Bénoîte Groult (1920-2016). C’est la BD racontant la vie de cette dernière sur laquelle, je vais davantage m’étendre. C’est grâce à mon amie Matilda que j’ai découvert cette figure féministe qui écrivit l’ouvrage Ainsi Soit-elle en 1975 sur la condition des femmes dont elle ne défendit ouvertement les droits que tardivement dans sa vie. Comment ne pas être fasciné par la vie de Benoîte à la lecture de cette bande-dessinée : Fille d’un styliste de meubles art-déco et d’une dessinatrice de mode tous deux renommés. Elle eu de nombreux amours dans sa vie: après s’être libérée d’un mari machiste (Georges de Caunes) qui la muselait, elle épousa  l’écrivain Paul Guimard. S’étant donnés la liberté d’aimer ailleurs, elle aura une liaison tout au long de sa vie avec un américain qu’elle connu à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Libre dans ses idées, dans sa sexualité, Benoite s’est battue pour que les diktats imposées aux Femmes, que les mutilations génitales féminines, que les avortements clandestins cessent.
Elle s’intéressa elle-même à Olympe de Gouges, au point de lui consacrer un ouvrage.
J’ai eu l’occasion d’écouter plusieurs podcasts dans lesquels Benoite Groult s’exprimait sur ces sujets qui lui tenaient à coeur – jusqu’à la fin de sa vie, elle défendit haut et fort les Droits des Femmes et c’est un combat très beau qui est bien retranscrit dans cette bande dessinée.

36393431Pour rester dans le thème des lectures féministes – thème qui m’intéresse toujours énormément – je me suis procurée l’ouvrage ci-contre qui dépeint le portrait de figures féminines ayant eu un rôle important mais qui ont tout bonnement été oubliées des livres d’Histoire. Je n’ai pas encore lu l’intégralité du livre – mais chaque portrait est passionnant et c’est rageant de constater que les inventions, le génie, l’audace de ces femmes ont été effacés pour être attribués à des Hommes. La BD de Pénélope Bagieu Culottées a la même intention de réhabiliter des femmes qui dépassèrent la pression sociale et eurent des parcours extraordinaires. Les dessins sont superbes, et il me tarde de pouvoir emprunter le second volume à la bibliothèque !

~~~~~

1040555

Je recherchais une fiction se déroulant au cours de la première Guerre Mondiale. Après hésitation, j’ai jeté mon dévolu sur le roman fort connu de Pierre Lemaître : Au revoir là haut ayant reçu le prix Goncourt en 2013. Bien que ce roman ait eu beaucoup de retentissement médiatique, je ne connaissais rien de son intrigue. Après avoir passé plus d’un mois dans ce roman de 600 pages – si bien que mon exemplaire est complètement corné, je dois dire que j’en ressors un brin fatiguée ! Ce livre m’a usée car le destin de ces hommes brisés par la Grande Guerre est profondément triste. Je me doutais bien que ça ne serait pas gai – mais ce fut une lecture bien difficile. Je me suis sentie éloignée de cette intrigue: malgré leur souffrance post-guerre, je n’ai pas trouvé les deux protagonistes attachants. Les autres personnages sont souvent caricaturaux, peu fouillés. J’ai eu l’impression d’être plongée dans un gouffre froid et brutal sans une once de positivité. Alors que les 100-200 premières pages m’avaient tenue en haleine, j’ai trouvé la suite peu rythmée, et répétitive sauf quelques scènes indéniablement réussies! Au visionnage de la bande-annonce de l’adaptation du livre, je suis plus séduite par ce que j’y vois que par ce que j’ai lu : j’y décèle un brin de folie, de la tendresse, de l’émotion – tout ce qui m’a manquée à la lecture du roman.

~~~~

Je reviendrai peut être ici vous parler de podcasts écoutés, de séries et de films vus dernièrement ! Mais encore une fois, je ne préfère rien vous promettre ;)

“Better never means better for everyone… It always means worse, for some.”

P1030684La servante écarlate est un roman déroutant. A l’époque où je lisais beaucoup de dystopies young-adult dont beaucoup décevantes – j’aurais mieux fait de me pencher sur ce roman de Margaret Atwood ! Ecrit en 1985, il est considéré pour beaucoup comme un MUST READ – un contemporain devenu un classique depuis sa sortie. Ces derniers temps, il est de nouveau sous le feu des projecteurs et beaucoup de nouveaux lecteurs le redécouvre. Il fait écho aux inquiétudes de notre époque. Aux Etats-Unis, lire ce livre est même devenu un symbole de résistance face à un Trump qui ne respecte pas les femmes et leurs droits. Dans cette fiction, elles sont devenues esclaves, inconsidérées. La société est à présent totalitaire, l’Eglise est au commande et fait sa loi. De plus, une grande partie de la population féminine est infertile suite à une catastrophe naturelle. Les Servantes Ecarlates sont les seules à pouvoir jouer un rôle de reproduction afin d’accroitre la natalité. L’héroïne, Defred, est placée pour la seconde fois chez un couple, issu de l’élite, dans le seul but d’être fécondée par le mari…

Ce roman est âpre. Le style distant, impersonnel accentue ce sentiment de malaise. Le récit est malin car il nous fait nous poser la question « et si ? ». Et si demain, la réalité décrite dans ce roman redevenait la norme ? Et si nous, femmes, perdions tous nos droits sous la dominance des Hommes ? Ces questions pourront paraitre ridicules pour certains – mais aujourd’hui il y a encore du chemin à parcourir pour l’égalité parfaite Homme/Femme dans le Monde ! Ici, les femmes ne peuvent plus s’habiller comme elles le souhaitent. Elles n’ont plus le droit de travailler, et sont contraintes de rester au foyer. La peur, la délation, la persécution sont la règle. Les médecins qui ont pratiqué des avortements dans le passé sont pendus, les homosexuels aussi… Toute personne ayant des idées opposées au régime et qui le fait savoir est déportée dans les Colonies ou bien assassinée. Ce qui est d’autant plus difficile dans cette lecture, c’est que nous sommes placés du point de vue de Defred. Elle a souvent des réminiscences de sa vie antérieure – de la liberté qu’elle avait alors. Porter un mini-short, embrasser quelqu’un dans la rue (…) étaient des choses acquises. Jamais il n’aurait été envisageable de revenir sur des droits aussi fondamentaux. C’est une claque que l’on se prend lorsque Defred retourne à sa dure réalité. C’est une lecture très forte – qui obsède et qui reste en mémoire. Depuis que j’ai refermé ce livre – voilà plus d’une dizaine de jours, il n’y a pas eu un jour sans que je m’en remémore un passage !

Si vous ne le savez pas, une série a été produite cette année. Je n’ai regardé que le pilot pour le moment donc je ne peux pas encore en juger la qualité. Mais en tout cas, si le livre croise votre chemin, je vous encourage à le lire ^^