The House of Silk

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Anthony Horowitz nous livre un tout nouveau Sherlock Holmes qui veut s’inscrire dans la continuité des romans originaux d’Arthur Conan Doyle. Pour cela l’auteur prend soin de reprendre les tics d’écriture du Dr Watson qui narre les enquêtes de son illustre ami et détective hors pair. Si ça peut paraitre un peu fake au début, on finit par s’y faire et le récit est plutôt convainquant.

Watson nous prévient dès les premières pages que cette aventure est sans doute la plus incroyable que son ami et lui ont vécu. C’est l’aspect du livre que j’ai le moins apprécié: l’emploi abusif de l’hyperbole qui devient, à force, caricatural et too much. J’avais deviné quelques uns des rebondissements, et le twist final ne m’a pas surprise plus que cela. Néanmoins c’est une intrigue policière qui se défend et si elle mettait en scène d’autres personnages que Holmes et Watson, je l’aurais certainement davantage appréciée. Mais s’agissant d’un pastiche de l’oeuvre de Conan Doyle, je m’attendais à plus de finesse et d’exactitude dans le traitement des personnages.

Je possède l’édition jeunesse (et française qui plus est) de La Maison de Soie et je me demande si le texte est le même que dans l’édition adulte – publiée initialement chez Calmann-Lévy, ou s’il a subi des changements pour s’adapter à un public plus jeune. En tout cas, en tant que roman policier c’est un divertissement pas mal. En revanche, si vous aimez les aventures originales d’Holmes et la plume de Conan Doyle, vous risquez d’être un peu déçus !

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La semaine dernière, je suis allée au Louvre et au Musée de l’Orangerie. Dans le premier, j’ai fait l’exposition Mythes Fondateurs d’Hercule à Dark Vador. Le musée a ouvert un nouvel espace (La Petite Galerie) davantage dédié aux enfants avec des expos beaucoup plus courtes et ludiques. En pleines vacances scolaires, ce ne fut pas évident de me faufiler dans les salles et de profiter pleinement des oeuvres exposées ^^’ La genèse des mythes est expliquée à travers des figures emblématiques: Orphée, Icare, Hercule..jusqu’à arriver à l’univers de Star Wars (auquel je n’y connais rien x) avec le masque et casque de Dark Vador – empruntés à la collection de George Lucas – personnage qui serait un Hercule tombé du côté obscur. Je regrette de ne pas m’être attardée davantage devant les oeuvres de cette exposition…

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The Arcadian or Pastoral State – Thomas Cole

J’ai davantage été happée par l’exposition Une brève histoire d’avenir, toujours au Louvre. Je n’ai pas lu le livre de Jacques Attali dont est tirée la réflexion de cette expo et j’aurais sans doute dû me renseigner sur l’ouvrage avant de m’y rendre. Chaque oeuvre représente un événement historique majeur de notre civilisation et tend à expliquer notre rapport à l’avenir. J’ai été touchée par la série de tableaux de Thomas Cole (1801-1848). J’étais déjà conquise par ses peintures (vous pouvez en contempler ici et zoomer sur chaque détail) et en voir cinq en vrai fut un régal ! J’ai également découvert Tomás Saraceno et ses toiles d’araignées absolument obsédantes. Cette exposition m’a fait passer un bon moment même si je n’ai pas toujours compris la présence de certaines oeuvres en rapport avec la thématique.

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The Shakespearean actress Ellen Terry photographed by Julia Margaret Cameron in 1864 – Cette photo n’était pas exposée mais c’est ma préférée de la photographe !

J’ai également eu l’occasion de voir la 1ere partie de Qui a peur des femmes photographes ? Années 1839 à 1914 à l’Orangerie. La photographie a longtemps été considérée comme un art masculin. Cette exposition met en lumière des femmes photographes de talent dans la maitrise et la technique de ce médium. On y trouve  beaucoup de clichés de Julia Margaret Cameron, et de Gertrude Käsebier entre autres. On oscille entre portraits d’illustres figures (Charles Darwin et Julia Jackson par J.Cameron ; Wilfrid Scawen Blunt par Lady Alice Mary Kerr) à des photographies plus intimistes et à d’autres plus politiques (avec les suffragettes)… Il y a beaucoup à voir – et je comprends donc la décision d’avoir coupé l’expo en deux parties ! Malheureusement à Orsay, il y avait beaucoup trop de monde samedi et j’ai préféré reporter à un autre jour ma visite !

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Ce tour d’horizon culturel est terminé ^^ J’espère avoir l’occasion d’aller à d’autres expositions prochainement !

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Sherlock – saison 3

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Je m’excuse par avance, mais cet article s’adresse surtout aux personnes qui regardent la série Sherlock. Je vous conseillerai donc de ne pas lire ce qui suit si vous souhaitez commencer la série ou si vous n’êtes pas encore à la saison 3 ! Attention aussi: le billet risque d’être très long avec beaucoup de gifs (y a des gens qui n’aiment peut être pas ça V__V)

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Attention SPOILERS

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Cette nouvelle saison m’a fait vivre tellement d’émotions. Le premier épisode (The Empty Hearse) se présente comme des retrouvailles tant attendues avec Sherlock, deux ans après The Reichenbach Fall – le mystère reste toujours entier autour de sa mystérieuse mort même si plusieurs hypothèses sont évoquées. J’ai apprécié que Gatiss, Moffat et Sue laissent les fans de la série se faire leurs propres scénarios. Finalement, Sherlock n’est pas mort car Watson et les téléspectateurs ont prié pour son retour. C’est dans la même logique qu’Arthur Conan Doyle a dû ressusciter son personnage (en rechignant, certes !) car ses plus fervents amateurs ne pouvaient croire qu’il soit définitivement mort. C’est d’ailleurs pendant ce laps de temps insoutenable pour les admirateurs du consulting detective que sont nés les premiers fan fictions « modernes » à la fin du XIXeme siècle. Holmes est revenu car il devait revenir, c’est un personnage atemporel, qui renaît de ses cendres, qui appartient à l’imaginaire collectif. C’est en tout cas ainsi que je m’explique son retour (il s’agit de mon avis personnel donc c’est discutable bien entendu !). Ce n’est pas forcément rationnel mais cette idée me plait. Je n’ai pas lu la Résurrection de Sherlock Holmes, et en particulier la nouvelle La maison vide mais apparemment le personnage de Watson réagit de manière peu réaliste au retour de son grand ami, en s’évanouissant. La réaction de Watson dans la série est plus satisfaisante à mon gout. Je me serai montrée encore plus féroce en lui donnant un bon coup de boule x)

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Je salue l’ingéniosité de la construction des épisodes, ainsi que l’alchimie si palpable entre tous les acteurs. Les réalisateurs respectent les fantasmes des fans et n’hésitent pas répondre à leurs attentes les plus folles (Baiser avec Molly/Moriarty). Ce Grand Retour a su me convaincre !

Le second épisode (The sign of Three)  joue davantage la carte de l’émotion en nous invitant au mariage de Watson et de Mary. Un mariage, « c’est la fin d’une ère » comme le dit Mrs Hudson. Cet épisode m’a fait beaucoup rire grâce à des interactions irrésistibles entre les deux protagonistes. La camaraderie entre ces deux grands amis est plus que grisante. Mais j’ai aussi ressenti énormément de tristesse pour Sherlock. Pendant ses deux ans d’absence, toutes les personnes qu’il connaît ont évolué dans leur vie. Surtout Watson même s’il prétend que rien ne changera entre eux. Sherlock s’est attaché à des gens, et cela devient une source de souffrance pour lui. Sa carapace s’est fendillée. La fin de cet épisode, lorsqu’il quitte le mariage bien avant l’heure décente m’a terriblement émue (Who leaves a wedding early ? So sad). Sherlock a beaucoup changé, il s’est humanisé en quelque sorte et cela le mine. Il est toujours un freak aux yeux des gens extérieurs, mais il se révèle plus présent et prévenant envers Watson, Mrs Hudson, Molly, Mary… Il demeure un personnage complexe, mais on commence à mieux le cerner et à encore plus l’aimer.

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J’ai noté un nombre assez impressionnant de scènes et de répliques cultes dans cette saison 3. Pour l’instant, j’ai regardé 2 fois chaque épisode. J’aurais pu directement les visionner en direct sur BBC ONE mais il me fallait tout de même les sous-titres anglais pour tout comprendre. Je me précipitais donc sur Internet pour me procurer l’épisode diffusé la veille au soir.

Sherlock et ses cheveux.. toute une histoire *sigh*

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Au cours de ces deux dernières semaines, Sherlock a vampirisé mon esprit et il n’en est pas encore sorti. Impossible de ne pas penser à lui et encore moins à son interprète, Benedict Cumberbatch. Pour moi, cet acteur est ce qu’on pouvait rêver de mieux pour incarner le détective. Dès les premières minutes de l’épisode 1 de la saison 1, il crève l’écran. Ses mimiques, sa voix envoutante, sa classe internationale, sa gestuelle, son jeu impeccable. Benedict est LE talent incarné. La classe à l’anglaise. J’avais lu dans un interview que les producteurs avaient choisi un acteur relativement peu connu et qui n’était pas forcément bellâtre pour incarner Sherlock, pour faire ressortir tout son talent. Et en effet, dès qu’il endosse son long manteau noir, son écharpe (jamais vu une écharpe aussi sexy ! XD), et ses bouclettes, impossible de ne pas l’aduler ! L’apparition des parents de l’acteur (eux même comédiens) dans l’épisode 3×01 était vraiment chouette ! Martin Freeman (Watson) n’est pas en reste. Watson et Sherlock sont vraiment mis sur un pied d’égalité. Ils sont aussi importants l’un que l’autre ! L’introduction du personnage de Mary apporte beaucoup de fraîcheur à la série et il y a une belle alchimie entre elle et Watson (dans la vraie vie, ils sont ensemble).

A mon sens, les deux premiers épisodes de cette saison se concentrent avant tout sur l’évolution de la relation entre Watson et Sherlock et les intrigues policières se font plus discrètes tout en étant présentes en arrière-plan. Je ne connais pas encore assez bien le Canon Holmésien pour savoir si les romans/nouvelles sont bien respectés, mais j’apprécie ce « mashup » de plusieurs intrigues emboitées l’une dans l’autre.

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Selon toute vraisemblance, l’épisode 3 mettra en lumière le Grand Méchant et un drame va certainement se produire. J’ai déjà la peur au ventre et je prépare les mouchoirs et les antidépresseurs ! ><

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J’ai beaucoup discuté de Sherlock ces dernières semaines avec des amis/connaissances de fac. Ceux qui ont vu ces nouveaux épisodes sont unanimes : ça valait le coup d’attendre 2 ans pour avoir un retour de Sherlock aussi fracassant. Ils m’ont aussi dit que ces épisodes les ont beaucoup fait rire. En effet, s’il y avait déjà des passages drôles dans les précédentes saisons, on atteint ici des paroxysmes ! J’aimerais avoir des t-shirt ou des mugs sur lesquels il y a écrit : « He’s clueing for looks » (fait !), « Am I the current king of England ? » (Avec ma réponse : Yes you’re my darling!), « Stop smiling ! – It’s my wedding day ! » « Am I a pretty lady ? », « Time to go and be Sherlock Holmes », « I don’t shave for Sherlock Holmes », « I’m a high-functioning sociopath with your number ». Tellement de bons mots, de scènes renversantes/touchantes/excitantes/hilarantes à emmagasiner !

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Il me tarde de voir le dernier épisode dimanche soir. Mais j’ai aussi très peur. Je m’attends à un épisode très très bon, mais je crois que les fans vont souffrir. Ca ne sera jamais pire que The Reichenbach Fall qui m’a fait pleurer comme une dingue devant mon écran les 3 fois où je l’ai visionné, mais il y aura quelque chose de douloureux je le crains. J’espère juste qu’on ne devra pas attendre deux ans supplémentaires ! Trois épisodes par saison c’est peu, mais quand c’est à ce degré de qualité, je suis prête à endurer une attente insoutenable !

Ah Sherlock et Mycroft ! C’est beau la famille :P

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EDIT 13/01. WARNING SPOILERS EPISODE 3:

J’avais bien pressenti que ce dernier épisode serait plus dramatique que les deux premiers. L’humour bien qu’encore présent à petites doses, laisse clairement la place au malaise et à une enquête policière plus présente et plus sombre. Une personne de l’entourage de Sherlock révèle sa véritable nature et surtout son passé énigmatique. Je ne peux pas dire que cette révélation m’ait fait un choc et que j’ai crié WTF ???! Je n’avais rien deviné, mais finalement je m’attendais à un aveu de la sorte au cours de cette saison. Que ce soit Mary m’a un peu déplu au début car je l’aime beaucoup, mais finalement le fait que Watson accepte de tirer un trait sur le passé de sa femme sans même la questionner, ça m’a rassurée quant à leur avenir ! J’avais peur que ce soit elle qui meurt dans la prophétie « Sometimes someone has to die ».

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Que dire sinon de cet épisode ? Je l’ai trouvé bon mais en deçà des deux autres. J’ai failli avoir une crise cardiaque quand j’ai appris que Sherlock était dans une relationship avec Janine mais je m’étais doutée que ça ne pouvait pas être possible. Ca m’a bien fait rire même si j’étais très jalouse quand elle l’a embrassé >< L’introduction de Wiggins, « le gamin des rues » (pas si gamin que ça mais très amusant xD) est sympatoche. On retrouve avec plaisir les parents de Benedict/Sherlock pour le repas de Noël. Le Méchant m’a donné des frissons et je l’ai trouvé très bon dans son rôle ! Je me rends compte que ma légère déception résulte en fait du final. Les faux adieux à Sherlock quand il s’envole pour l’Europe de l’est et puis patatras ! Moriarty is back ! Je pensais que les réalisateurs n’allaient pas ressusciter de nouveau un personnage ! Si Moriarty revient vraiment dans la saison 4, je ne vois pas comment ça pourra être expliqué. Moriarty était grandiose dans les saisons précédentes. Il n’y a pas à dire, Andrew Scott interprète magnifiquement bien le personnage MAIS MAIS ça serait too much s’il revenait VRAIMENT. Déjà que la fausse mort de Sherlock a été dure à encaisser et à expliquer, ils ne peuvent pas nous faire le coup avec Moriarty ! Donc oui, la fin de cet épisode m’a un peu désappointée. Mais je meurs tout de même d’envie de regarder la saison 4 (une date de prévue?) et je me jetterai sur le DVD quand le prix aura un peu baissé.

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En conclusion, cette saison fut grandiose pour toutes les raisons que j’ai évoquées plus haut, il n’y a que ce cliffhanger final qui m’a dérangée..

IMG_20140111_171123J’ai fait des malheurs sur Etsy ces dernières semaines. Vous en saurez plus quand j’aurais tout reçu mais voici déjà une magnifique affiche achetée dans une boutique sur Etsy (Pemberley Pond) tenue par deux soeurs italiennes adorables (on a discuté de Sherlock ensemble x). C’est aussi là-bas que j’avais acheté mon tote bag Jane Austen ! Le poster est une compilation des titres les plus connus de Conan Doyle !

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Et voici mon nouveau mug/pot à crayon à deux faces sur une idée de Matilda (allez lire son superbe article sur la série ! et celui de Jamestine aussi !):

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Ce billet est en effet très looong ! J’aurais encore pu écrire des tartines, mais je vais m’arrêter là ! Je reviendrai surement le mettre à jour quand j’aurais vu le dernier épisode.

Juste un conseil pour ceux qui ne connaissent pas encore Sherlock: foncez !

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Pour ma part, je retourne écouter Benedict dans Cabin Pressure :D

C’est la vallée de la peur. La vallée de la mort. La terreur oppresse tous les coeurs depuis le crépuscule jusqu’à l’aube.

valleyoffearLa vallée de la peur

La vallée de la peur se place désormais en tête de mes romans préférés du Canon Holmésien que j’ai lu jusqu’à présent. Ce livre est tout de même au coude à coude avec Le chien des Baskerville !

Le récit commence lorsque Sherlock et le Dr Watson tentent de déchiffrer un message codé. Ce message les avertit qu’un assassinat va avoir lieu sur la personne d’un certain Douglas. Mais il est déjà trop tard, et un inspecteur du Yard vient chercher le célèbre détective pour enquêter sur cette sordide affaire. La victime est méconnaissable tellement le choc de la détonation a été violent.

En 123 pages l’affaire est brillamment résolue par Sherlock Holmes. Mais tout l’intérêt de ce roman est son second niveau de narration. Comme dans Une étude en rouge, on fait un saut dans le passé. Watson qui est toujours le narrateur, nous introduit ce récit de cette manière: « Et maintenant, patients lecteurs, je vais vous inviter à m’accompagner quelques temps, loin du manoir de Birlstone (…) Je vous convie à voyager dans le passé, à revenir de vingt ans en arrière, à traverser quelques milliers de kilomètres vers l’ouest, afin que je vous raconte une histoire singulière et terrible. » (page 123). On se retrouve en 1875 aux États-Unis dans cette fameuse vallée de la peur où la fratrie des Éclaireurs dicte sa loi et sème la terreur en commettant d’effroyables meurtres. J’avoue ne pas avoir compris tout de suite le rapport avec l’affaire présente (qui se déroule en 1895), mais petit à petit la vérité se fait jour et toutes les pièces du puzzle s’emboîtent. Ce bond dans le passé est crucial pour comprendre le présent. On pourrait trouver cette seconde partie un peu longue: de l’Angleterre, on passe aux USA avec une ambiance assez déroutante de Far West . Finalement Sherlock et son acolyte n’apparaissent que dans les 100 premières pages et les 5 dernières. J’aurais aimé les voir davantage mais j’ai apprécié me retrouver dans cette vallée de la peur, à côtoyer ces malfrats sanguinaires.

sherlockBooksMême si le personnage de Moriarty n’est pas présent, son ombre menaçante plane au dessus de l’histoire. Et cela annonce une rencontre explosive entre les deux hommes. Il me reste encore des romans et beaucoup de nouvelles de Conan Doyle à découvrir, et il me tarde de rencontrer officiellement le diabolique Moriarty !

« Si je me marie un jour, Watson, j’espère inspirer à ma femme un sentiment qui lui interdira de se laisser emmener par la femme de chambre quand mon cadavre sera à quelques mètres. » – page 90

Petit aparté: je suis en train de revisionner les épisodes de Sherlock de la BBC avant que la saison 3 ne débute ! Je suis toujours en extase devant la perfection de cette série, de la parfaite transposition du détective à notre époque avec toutes les technologies et les avancées de la science. J’ai pu constaté que le second épisode de la saison 1 « The blind banker »  s’inspire de ce roman. Mais là où le Sherlock du XIXeme siècle allait chercher les mots du message crypté dans les pages d’un almanach, le Sherlock du XXIeme consulte un guide de A à Z de Londres ;)

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Les géniaux Benedict Cumberbatch et Andrew Scott respectivement Sherlock et Moriarty !

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Mon préciiiiieux !

Depuis plusieurs années, j’avais une idée fixe en tête: posséder une première édition d’un livre ayant été publié au 19eme siècle.  Si possible d’un auteur que j’apprécie ! Ma devise était un peu « si passé 30 ans, t’as pas un bouquin de l’époque victorienne, considères que tu as raté ta vie » XDD Finalement mon rêve s’est réalisé bien plus tôt que prévu !

Si j’étais riche comme crésus, j’aurais jeté mon dévolu sur une première édition de Notre-Dame de Paris d’Hugo ou bien Une étude en rouge de Conan Doyle (et puis soyons encore plus fou: un livre original de Jane Austen!). Mais je suis tout de même très très satisfaite de celui que je viens d’acquérir !

Maintenant si on me pose la question « si ta maison brûlait, quels livres sauverais-tu en premier lieu? », je n’hésiterais pas longtemps à choisir celui-ci (parmi d’autres) :P

Bref, je vous ai assez fait languir !

Il s’agit de :

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D’accord, il ne s’agit pas d’un des romans les plus connus de Conan Doyle, mais tout de même ! Le papa de Sherlock Holmes aurait pu toucher cet exemplaire de son vivant ! x)

Il a presque 118 ans ! Il est officiellement le livre le plus ancien que j’ai dans ma bibliothèque. Ca fait drôle de se dire que cet ouvrage a 96 ans de plus que moi O__O

Rodney Stone est un roman policier où l’on suit (apparemment) les aventures d’un boxer. Je n’en sais pas beaucoup plus sur l’histoire mais sans doute, essayerai-je de le lire avec mille et une précautions.

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Le livre a été publié en 1896 par l’éditeur anglais Smith, Elder & Co. Ils avaient également édité le Jane Eyre de Charlotte Brontë sous le pseudonyme de « Currer Bell » en 1847. Si j’ai bien compris, Rodney Stone était déjà sorti en feuilleton dans le Strand Magazine en 1896 avant que S., E., & Co. ne l’édite.

Ce qui est amusant, c’est qu’à la fin du livre, il y a le catalogue de la maison d’édition:

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L’oeuvre complète de W.M.Thackeray en 26 volumes.
« This edition contains altogether 1,773 illustrations ».

L’état du livre est encore bon pour son grand âge. Il n’est pas trop abimé et ne sent pas trop le « vieux ». Ca me fait bizarre de me dire qu’une personne de l’ère victorienne a eu dans les mains ce roman. Je me pose pleins de questions sur son ancien propriétaire ! Mon imagination vagabonde quant à son identité, son quotidien, sa famille etc… Je prendrai, à mon tour, grand soin de lui ^^

Voilà, tout ce que j’avais à dire sur ce précieux objet ! Je guetterai les autres ventes aux enchères et je ne désespère pas d’avoir un jour un Wilde ou un Bronté en première édition en ma possession (mais oui, mais oui… :P).