Un bellissimo paese

Comme je m’en doutais, le temps s’est écoulé trop rapidement en Toscane en cinq jours (je ne compte pas les deux jours de voyage – avec la nuit passée dans les Alpes avec 0 degrés haha). A peine arrivée, à peine repartie. Je suis tout de même satisfaite de la quantité de lieux que nous avons pu (re)visiter. Notre location était près de la ville de Bolgheri – connue pour son vin, le Sassicaia. La nécessité d’avoir une voiture en Italie a une nouvelle fois été prouvée. La moindre excursion dans une ville « proche » signifiait prendre le volant pendant au minimum 1h sur une route sinueuse mais dans des décors toscans absolument sublimes avec des cyprès et des pins parasol.

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La ville de San Gimignano et ses tours médievales
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San Gimignano

Il y a de nombreuses villes que je souhaitais revoir pour rafraichir le souvenir que j’en avais dans mon esprit: San Gimignano, Volterra, San Galgano… Des endroits très pittoresques et significatifs de Toscane. Ce que je trouve toujours impressionnant quand je vadrouille en Italie, c’est que le moindre village regorge de vestiges de son passé : étrusque, médiéval, de la Renaissance… Et ces villages sont vivants – encore beaucoup de personnes (âgées mais pas uniquement !) y vivent ! Alors qu’en France ils sont plutôt délaissés, là bas, on trouve tout le nécessaire pour vivre en autonomie : pharmacie, petits commerces, bars et restaurants… Ca donne l’impression que ces nombreux villages peuvent vivre en totale autarcie ! Je m’avance peut être trop en disant cela – mais en tout cas tous ces villages que j’ai visités paraissent ‘bien’ se porter ! Certainement que les hivers sont rudes sur ces collines – et qu’il faut être en bonne forme physique pour gravir les rues escarpées (qu’est ce que ça grimpe parfois !!) mais ces villages semblent résister au Temps et ne pas se dépeupler !

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S’il y a bien un lieu que j’aime particulièrement visiter, ce sont les abbayes ! Même en n’étant pas croyante, je retrouve une quiétude dans ces lieux hors du temps. J’avais gardé un souvenir très vif de ma première visite de l’Abbaye de San Galgano quand j’étais petite. Quand on entre dans cet édifice pour la première fois, on ne peut qu’être saisi d’émerveillement. Le lieu a quelque chose de magique – fondée en 1181, l’abbaye a très vite été délaissée au XIVeme siècle par les moines cisterciens. Puis pillée par les troupes de John Hawkwood. Aujourd’hui et depuis longtemps, sa toiture a disparu – si bien que le soleil (ou la pluie) pénètre à l’intérieur :) C’est un de mes endroits préférés en Italie !

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Sant’Antimo.

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Il en va de même de l’Abbaye de Sant’Antimo. Abbaye romane dont la construction remonte a encore plus loin: 813 et qui se dresse en plein milieu d’un champ.
Je citerai également l’Abbaye de Santa Maria de Monte Oliveto Maggiore (photos 2-3-4) fondée en 1313. Ce que je trouve le plus saisissant, ce sont ses fresques aux couleurs chaleureuses peintes par Luca Signorelli sur les murs du cloître. C’est également un lieu apaisant et reposant où déambuler. Et qui plus est, en fin de journée, 1h avant la fermeture, nous avons eu le lieu pour nous tous seuls et c’était encore plus magique !

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Autre lieu religieux qui m’a totalement subjuguée est la cathédrale de la cité médiévale de Massa Marittima. Du haut des marches du perron, on surplombe la ville. Son intérieur – bien qu’assez sommaire m’a beaucoup plu en raison de ses vitraux, peintures, arcades et de sa nef de toute beauté ! C’est la première fois que je m’y rendais et l’effet de surprise a fonctionné ^^

J’intention de vous partager d’autres photos de Toscane dans un prochain billet car non – je n’ai pas photographié uniquement des églises et des abbayes :P

Arrivederci ! 

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L’Amie Prodigieuse

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Ce roman d’Elena Ferrante semble avoir atteint une certaine popularité ces derniers temps en France alors que je le croisais déjà en librairie en Italie il y a plusieurs années. Si en France seulement deux tomes sur les quatre ont pour le moment été traduits, les anglophones peuvent déjà découvrir l’intégralité de la saga! J’espère qu’on pourra prochainement avoir les deux volumes suivants à notre disposition !

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L’Amie prodigieuse narre la jeunesse de deux amies, Elena et Lila, dans le Naples des années 50. Lila est une enfant terrible, méchante quand elle décide de l’être mais aussi sûre d’elle, et brillante élève avec de grandes capacités. Elena est une fillette beaucoup plus sage bien qu’elle soit influencée par sa meilleure amie. Pendant toute son enfance et adolescence, Elena se sent inférieure à cette dernière, et en secrète rivalité. Très vite, elles vont prendre des chemins diamétralement opposés. Lila préférant abandonner l’école malgré de très bons résultats pour apprendre un métier concret et manuel. Elena continue ses études bien qu’elle le fasse surtout pour se prouver qu’elle peut aussi être douée dans quelque chose. Il y a une jalousie réciproque presque impalpable qui se dessine en arrière plan de leur amitié.

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C’est l’histoire d’une enfance difficile, pauvre, malmenée, parfois violente. La seule chose que j’ai ressenti au fil de ma lecture, est une certaine nostalgie car on se rend compte combien nos aspirations et nos rêves lorsqu’on est jeune se ternissent souvent au cours des années et finissent pas être de lointains souvenirs presque oubliés. Ce premier volume se termine lorsque les deux amies ont 16 ans, et qu’elles sont toutes les deux indécises quant à leur avenir. La suite nous racontera les décennies suivantes de leur vie car dans les toutes premières pages, Elena a la soixantaine et se remémore son amitié avec Lila. Je n’ai pas pour autant été subjuguée par ce livre, il n’a pas réveillé en moi beaucoup d’émotions si ce n’est un sentiment d’inconfort et de malaise comme s’il me faisait me rendre compte que je ressemblais un peu à Elena dans ses défauts.. Surtout dans le manque de reconnaissance qu’elle éprouve et son perpétuel sentiment d’infériorité:

L’instituteur commença à me complimenter sur mon assiduité mais ensuite il prit des nouvelles de Lila, exprimant un profond regret qu’elle et toute sa famille aient arrêté d’emprunter des livres. J’ai du mal à expliquer pourquoi, mais je souffris de ce regret. Il me sembla le signe d’une intérêt profond et authentique pour Lila, quelque chose de beaucoup plus fort que ses compliments pour ma discipline de lectrice assidue. Je me dis que si Lila avait emprunté ne serait-ce qu’un seul livre par an, elle aurait laissé sa marque sur cet ouvrage et l’enseignant l’aurait perçu quand elle l’aurait rendu, alors que moi je ne laissais aucune marque.

Ce livre m’a mise mal à l’aise parce que certaines pensées d’Elena m’étaient trop familières car je les ai ressenties et je les ressens toujours pour certaines. Et c’est d’autant plus perturbant qu’Elena n’est pas toujours très charitable et pourtant je me suis reconnue en elle… Le livre est plutôt lent. Il ne se passe pas de faits majeurs, on suit simplement le cours de la vie des habitants de ce quartier pauvre de Naples. D’ailleurs, il y a vraiment beaucoup de personnages et heureusement qu’ils sont listés par famille et par profession au début du livre sinon j’aurais été perdue !

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Même si ce roman n’est pas un coup de cœur, loin de là, je suis tout de même contente de l’avoir lu pour m’en faire une idée et je pense lire la suite quand elle sera disponible en poche, mais je ne ressens pas une « envie pressante » (:p) de lire la suite tout de suite, maintenant!

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L’amie prodigieuse (L’Amica Geniale) d’Elena Ferrante – 2011 – x